Millennial Potash, Kore Potash et Dangote Fertilizer Limited Congo préparent au Gabon et en République du Congo de nouveaux projets de potasse pour réduire la dépendance de l’Afrique aux importations d’engrais. Ils visent une production industrielle et une commercialisation régionale, avec des étapes décisives attendues en 2027 pour le projet Banio, selon les mises à jour publiées le 27 octobre 2026.
Trois projets pour renforcer l’offre africaine
La potasse fournit aux cultures le potassium nécessaire à leur croissance. Pourtant, l’Afrique importe encore l’essentiel de ses besoins, estimés à environ 2 millions de tonnes par an. La Russie, la Biélorussie, le Canada et la Chine figurent parmi les principaux producteurs mondiaux.
Au Gabon, Millennial Potash prévoit une production annuelle de 800 000 tonnes pour son projet Banio. L’entreprise vise 2027 pour obtenir son permis d’exploitation, sécuriser le financement et lancer la construction. Son directeur général, Farhad Abasov, estime qu’au moins la moitié de la production pourrait approvisionner les marchés africains.
En République du Congo, Kore Potash prévoit une capacité de 2,2 millions de tonnes par an pour son projet Kola, sur une durée d’exploitation annoncée de 23 ans. L’entreprise cible notamment l’Afrique du Sud, le Nigeria, le Maroc et plusieurs marchés d’Afrique de l’Ouest et du Nord. Toutefois, le projet attend encore un financement estimé à 2,07 milliards de dollars avant la construction.
Le groupe Dangote prévoit également de développer le projet Mengo, en République du Congo, avec une capacité initiale annoncée d’un million de tonnes de potasse par an. Le programme comprend aussi une usine d’engrais NPK, pour un investissement estimé à 3 milliards de dollars.
Un enjeu économique et industriel
Ces projets pourraient diversifier les sources d’approvisionnement du continent, limiter son exposition aux perturbations du marché international et favoriser la transformation locale des matières premières. Selon IndexBox, les importations africaines de chlorure de potassium ont représenté 475 millions de dollars en 2024, contre 819 millions en 2022.
La concrétisation de ces ambitions dépendra toutefois du financement des mines, du lancement des travaux et de la sécurisation des débouchés commerciaux. Les accords d’achat avec les consommateurs africains seront déterminants pour permettre à cette future production de répondre effectivement aux besoins du continent.
Asia Kayombo









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