C’est une étape décisive qui sera franchie entre la RDC et le Rwanda qui vont, sauf imprévu, signer ce mercredi 03 décembre 2025, un accord de paix. Cette étape, pour la stabilité de la région des Grands Lacs africains, se passera à l’Institut des États-Unis pour la Paix, en présence de plusieurs chefs d’État invités comme témoins.
D’après un communiqué de la présidence, la médiation directe sera assurée par le président américain Donald Trump, avec l’assistance du secrétaire d’État Marco Rubio, selon un communiqué de la présidence congolaise. Après la signature, les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame devraient être reçus à la Maison-Blanche, soulignant l’importance de ce rapprochement pour la sécurité et le développement régional.
Cet événement, attendu avec attention par la communauté internationale, pourrait ouvrir la voie à une paix durable et à une coopération économique renforcée dans la région.
L’accord vise à mettre un terme définitif à plus de 30 ans de déstabilisation dans l’Est de la RDC et à favoriser l’intégration économique et la coopération régionale dans les pays des Grands Lacs africains.
Ainsi, en direct de Washington, le porte -parole du gouvernement et ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, va co-animer ce mercredi une conférence de presse avec Tina Salama, porte-parole du Chef de L’Etat Félix Tshisekedi, à 12h00 de Washington et 17h à Kinshasa.
Cette conférence de presse portera sur « l’Accord de paix » entre la RDC et le Rwanda, conclu sous la médiation du président américain Donald Trump assisté du secrétaire d’Etat Marco Rubio.
L’accord de paix avec Kigali reste fragilisé par les réalités du terrain
Arrivé à Washington pour sceller un accord présenté comme « historique », Félix-Antoine Tshisekedi marche sur un champ diplomatique miné. Officiellement, la cérémonie prévue à la Maison-Blanche doit tourner la page de trois décennies de guerre dans l’Est de la République démocratique du Congo. Officieusement, le président congolais fait face à une équation bien plus complexe : démontrer que la paix promise à Goma, Bukavu, Rutshuru ou Masisi n’est pas qu’un engagement de papier, alors que les violences persistent dans les Kivu. Les négociations s’ouvrent alors que les services congolais continuent de rapporter des déplacements de troupes et des affrontements sporadiques dans plusieurs zones de l’Est.
Des engagements forts attendus de cet accord
Kinshasa s’attend à un accord contraignant, incluant le retrait des forces soutenues par Kigali et un mécanisme de vérification robuste. À défaut, le Chef de l’État risque d’être confronté à une contestation interne accrue, alimentée par une opinion publique épuisée par les massacres successifs dans le Kivu.
Félix Tshisekedi devra obtenir de Washington des garanties concrètes sur le suivi de l’accord, notamment une implication plus active des agences américaines dans les dispositifs de surveillance frontalière et dans la pression diplomatique à exercer sur Kigali.










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