La France va consacrer 50 millions d’euros à la transformation urbaine de Boma, dans la province du Kongo Central, à travers le programme « Ville durable ». Financé par l’Agence française de développement (AFD) sur la période 2025-2028, le projet prévoit des investissements dans les infrastructures, la planification territoriale et les services publics.
Sur cette enveloppe, 10 millions d’euros sont mis en œuvre par Expertise France et 40 millions par l’Agence nationale d’aménagement du territoire (ANAT). Le programme vise à accompagner la croissance de Boma et à faire de cette ville une expérience susceptible d’être reproduite dans d’autres villes secondaires de la RDC.
Planifier la croissance urbaine
Le projet prévoit notamment l’élaboration de plusieurs instruments de planification, dont le Plan local d’aménagement du territoire (PLAT), le Plan directeur d’urbanisme (PDU) et le Schéma directeur de gestion des déchets solides (SDGDS).
Ces outils doivent servir à mieux organiser l’occupation des espaces, prévenir les risques d’érosion et d’inondation, améliorer les déplacements et la gestion des déchets, mais aussi orienter les futurs investissements publics.
Pour l’AFD, la transformation de Boma ne repose donc pas uniquement sur la construction d’infrastructures. Elle passe également par une meilleure organisation du territoire, le renforcement des services publics et l’implication des habitants dans les décisions qui concernent leur cadre de vie.
Des équipements publics prévus
Le financement prévoit aussi des réalisations directement visibles dans la ville. Dans le volet confié à Expertise France figurent notamment la Maison des Femmes, la Maison de la Jeunesse et de la Culture ainsi que le Complexe sportif du 24 Novembre.
Le volet exécuté par l’ANAT comprend, de son côté, la réhabilitation de la mairie et des maisons communales, des centres de santé et des écoles. La construction de passerelles et l’aménagement de voiries sont également annoncés.
Ces investissements interviennent alors que Boma fait face au vieillissement d’une partie de ses infrastructures, aux risques d’érosion et d’inondation ainsi qu’aux besoins liés à l’urbanisation.
Les habitants associés au projet
Le programme accorde également une place à la participation citoyenne. Des mécanismes de concertation et des campagnes de sensibilisation sont prévus afin d’associer les habitants aux réflexions sur l’évolution de leur ville.
Sept organisations de la société civile bénéficient par ailleurs d’un accompagnement financier et technique dans le cadre d’un appel à projets consacré notamment à l’amélioration du cadre de vie, à l’inclusion sociale, au développement économique local et à la participation citoyenne.
À travers « Ville durable Boma », l’AFD entend ainsi agir à la fois sur la planification, les infrastructures, les services et la participation des habitants. Le programme est présenté comme une réponse aux défis posés par la croissance urbaine et comme une expérience pouvant servir de référence à d’autres villes secondaires de la RDC.
Loss-Adonis Ngoyi










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