SECOMIF 2026: La Banque Centrale du Congo place la microfinance au centre de sa stratégie d’inclusion financière

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Le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo (BCC), André Wameso Nkualoloki a ouvert, ce mardi 4 août 2026 à Kinshasa, les travaux de la Semaine Congolaise de la microfinance (SECOMIF 2026). A cette occasion , il a réaffirmé la volonté de l’institution de faire de l’inclusion financière l’un des principaux moteurs du développement économique du pays.

Face aux acteurs du secteur, il a défendu une stratégie visant à renforcer la microfinance afin d’élargir l’accès aux services financiers, particulièrement dans les zones rurales encore peu couvertes par le système bancaire.

Dans son intervention, le gouverneur a rappelé que l’inclusion financière constitue le sixième pilier du Plan stratégique 2026-2030 de la Banque Centrale du Congo.
Cette orientation repose sur le constat qu’une grande partie de la population congolaise demeure éloignée des circuits financiers classiques, limitant ainsi l’accès au crédit, à l’épargne et aux services de paiement modernes.

Les chiffres avancés à l’occasion de la SECOMIF illustrent le poids croissant du secteur. À la fin de l’année 2025, la RDC comptait 116 institutions de microfinance et de microcrédit agréées, pour un bilan global évalué à 824,2 millions de dollars. Ces établissements constituent aujourd’hui le principal point d’entrée vers les services financiers pour de nombreux ménages et petites entreprises, notamment dans les provinces où la présence bancaire demeure limitée.

Cette progression revient dans la volonté où les autorités cherchent à diversifier les moyens de croissance de l’économie congolaise. Alors que le pays affiche une croissance économique supérieure à 6 % selon les projections officielles, l’enjeu consiste désormais à mieux diffuser les bénéfices de cette croissance vers les petites entreprises, les exploitations agricoles et les populations vivant en dehors des grands centres urbains.

Pour la BCC, la microfinance apparaît comme un outil essentiel de cette transformation. En facilitant l’accès au financement des très petites entreprises, des commerçants, des agriculteurs et des travailleurs du secteur informel, elle contribue à soutenir l’activité économique locale et la création de revenus. Plusieurs expériences menées dans différents pays africains montrent d’ailleurs que le développement des institutions de microfinance constitue un facteur important d’élargissement de l’inclusion financière et de soutien à l’entrepreneuriat.

La stratégie défendue par la BCC s’inscrit également dans une dynamique de modernisation du système financier.

Pour rappel, le gouverneur André Wameso a récemment placé la digitalisation des services financiers parmi les priorités de l’institution, avec l’ambition de rapprocher davantage les services bancaires et financiers, des populations éloignées des centres urbains. Cette évolution pourrait permettre aux institutions de microfinance de toucher un public plus large tout en réduisant les coûts d’accès aux services financiers.

Loss-Adonis Ngoyi


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