Dans le cadre du partenariat RDC- USA, la République démocratique du Congo (RDC) a présenté aux autorités américaines une liste d’actifs publics miniers stratégiques. Cette dernière comprend des projets de manganèse, cuivre-cobalt, or et lithium. Pour la RDC, il s’agit d’une première offre, dans le but de sécuriser l’approvisionnement en minéraux critiques du sous-sol congolais.
La liste remise aux États-Unis comprend notamment des licences de manganèse, or et cassitérite à Kisenge, le projet cuivre-cobalt de Mutoshi et son activité de traitement du germanium, quatre permis aurifères de Sokimo, des licences de lithium de Cominière, des actifs en coltan, or et wolframite de Sakima.
Ces actifs sont proposés hors contrats de sous-traitance ou coentreprises, dans le respect de la législation congolaise, précisent certaines sources du ministère des mines.
La liste a été présentée à un Comité directeur mixte pour les investisseurs américains, réunissant des représentants de la RDC et des États-Unis, chargé de superviser la mise en œuvre de l’accord sur les minéraux. Le comité prévoit une première réunion, le lancement du partenariat et la négociation des contrats. Dans l’équipe congolaise, nous notons la présence du vice-Premier ministre chargé de l’Économie, Daniel Mukoko Samba, le ministre des Mines, des Affaires étrangères et des Finances, ainsi que le directeur de l’organisme de régulation des minéraux (ARECOMS).
A travers ce partenariat et depuis l’accord signé sous l’administration Trump entre la RDC et le Rwanda, les agences américaines multiplient les initiatives pour réduire leur dépendance à la Chine, qui domine le raffinage du cuivre, du lithium, du cobalt et des terres rares, avec des entreprises comme CMOC, Zijin et Huayou actives en Afrique.
Par ailleurs, il faut noter que l’initiative s’inscrit dans la course mondiale aux minéraux critiques, alors que la RDC, première productrice mondiale de cobalt et un acteur majeur du lithium et du cuivre, cherche à attirer des investissements étrangers tout en renforçant son rôle dans les chaînes de valeur stratégiques.
Rappelons aussi que la U.S. Development Finance Corporation a déjà signé un partenariat avec la société publique Gécamines et soutenu la modernisation du corridor de Lobito, un projet de 553 millions de dollars.
Jusque-là, aucune valeur chiffrée des actifs de la Gécamines, Sokimo, Mutoshi, Sakima et Cominiere n’a été communiqué.










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