En confirmant Marie-Chantal Kaninda à la présidence de Glencore RDC et en promouvant deux dirigeants congolais à des postes stratégiques, le groupe minier suisse réorganise sa direction en République démocratique du Congo. Annoncée le 4 août 2026, cette restructuration intervient dans un contexte où les sociétés minières sont de plus en plus attendues sur la localisation des responsabilités et la création de valeur au profit des compétences nationales.
La continuité au sommet, un choix stratégique.
Glencore a fait le choix de la stabilité en maintenant Marie-Chantal Kaninda à la tête de Glencore RDC. Elle conserve également la présidence du Conseil d’administration de Kamoto Copper Company (KCC), l’un des plus importants producteurs de cuivre et de cobalt du pays. Pour le groupe, cette continuité doit garantir la poursuite de sa stratégie en RDC et préserver des relations solides avec les autorités publiques, les partenaires industriels et les communautés locales.
Au-delà des changements de dirigeants, cette nouvelle organisation reflète une évolution de la gouvernance du groupe en RDC, où les autorités encouragent depuis plusieurs années une plus grande implication des compétences nationales dans les postes de décision du secteur minier. Les nominations de deux cadres congolais illustrent cette activité.
Présent en RDC depuis 2007, Glencore exploite les complexes miniers de KCC et MUMI. Le groupe affirme avoir investi près de 10 milliards de dollars dans le pays et employer environ 18 000 personnes, en majorité congolaises. Il met également en avant la reprise des activités de MUMI ainsi qu’un investissement de plus de 33 millions de dollars dans un nouveau circuit de traitement du minerai à KCC afin d’accroître la production de cuivre.
Au-delà des nominations, cette évolution de la gouvernance doit se traduire par un renforcement de la participation des Congolais dans les décisions stratégiques et par une création de valeur plus importante pour l’économie nationale.
Asia Kayombo










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