RDC : Longtemps focalisée sur les mines et pétrole, ITIE élargit désormais son champ d’application au secteur forestier

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L’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) élargit désormais son champs d’action au secteur forestier en raison de l’importance stratégique que représentent les forêts tant pour l’économie nationale que pour l’équilibre environnemental. Ce qui explique les ateliers de renforcement de capacités organisés dans les provinces de l’Equateur et la Tshopo.

Ces ateliers de sensibilisation et de renforcement des capacités des acteurs du secteur forestier ont pour objectif de les intégrer au processus de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE).

Les activités retenues dans le cadre de l’atelier portent principalement sur la sensibilisation des parties prenantes sur les principes et exigences de l’ITIE ; le renforcement des capacités des acteurs forestiers (administration, opérateurs privés, exploitants artisanaux, communautés locales, organisations de la société civile) ; l’information sur les implications du Code forestier, afin de favoriser une exploitation rationnelle, équitable et surveillée des forêts.

Hormis ces deux provinces, cet atelier de sensibilisation sera également mis en œuvre dans les villes de Kinshasa, Boende, Kisangani, Inongo, Bandundu, Lisala, Gemena et Isiro.

Dans la Tshopo, cette activité a été présidée, au nom du gouverneur de province ad intérim Didier Lomoyo Iteku, par le ministre provincial de la Fonction publique, Ghislain Mogenya Baraka.

Il a souligné dans son mot que la Tshopo, province à forte couverture forestière, est particulièrement concernée par ces enjeux.

« Notre province dispose d’un potentiel forestier immense, mais fait face à des défis liés au contrôle, à la transparence et à la gouvernance. L’intégration du secteur forestier à l’ITIE permettra non seulement de renforcer la transparence, mais aussi de garantir que l’exploitation de ces ressources contribue véritablement au développement local », a souligné le ministre.

Par ailleurs, une déléguée de la direction de la gestion durable des forêts a rappelé qu’en raison de contraintes financières, seules les données relatives aux exercices 2020–2021 ont pu être collectées et analysées jusque-là. Toutefois, le Plan de Travail Triennal 2024–2026 prévoit désormais la production du Rapport ITIE-RDC 2022–2023, financé par le partenariat CAFI–FONAREDD dans le cadre de la Lettre d’Intention n°2 dédiée à l’amélioration de la gouvernance forestière et climatique.

Dans l’Equateur, c’est le ministre provincial des Finances, des Industries et du Commerce Extérieur, Jean-Marie Alula qui a présidé ces assises.

« C’est pour moi un grand honneur de prendre la parole au nom du Gouverneur de province, lors de l’ouverture des travaux de cet atelier de sensibilisation et de renforcement des capacités des acteurs forestiers pour leur intégration à l’ITIE . L’ITIE s’est élargie à d’autres secteurs, notamment minier et pétrolier, et s’étend désormais au secteur forestier. Cela représente un bénéfice pour les générations présentes et futures. Cet élargissement constitue une étape majeure dans la mise en œuvre d’une bonne gouvernance environnementale dans la province de l’Équateur et en République démocratique du Congo en général. En garantissant les revenus des contrats, notre province pourra tirer profit de sa riche biodiversité », a-t-il déclaré.

Avec l’intégration des forêts dans l’ITIE, plus de transparence dans ce secteur

Le rôle indéniable de la transparence des ressources naturelles et l’intervention de l’ITIE permetront à ces provinces de mieux gérer leurs ressources et recevoir de la délégation de l’ITIE des éléments relatifs à la sensibilisation et à la bonne gestion des ressources.

À travers trois instruments, cette nouvelle phase place la transparence au cœur des opérations forestières.
Désormais, il faut intégrer :
– la publication en ligne des contrats de concessions forestières ;
– la mise à disposition des rapports de gestion et de surveillance ;
– le renforcement du contrôle citoyen.


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