RDC : Les miniers disent avoir investi plus de 1,5 milliard USD dans les infrastructures électriques

Partager cet article

La Chambre des mines de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) a affirmé, jeudi 1er octobre 2026, lors d’une séance d’échanges avec la Société Nationale d’électricité (SNEL) et le Fonds d’investissement stratégique (FIS), avoir investi plus de 1,5 milliard de dollars dans la réhabilitation et le financement d’infrastructures électriques en République démocratique du Congo. La rencontre a porté notamment sur l’approvisionnement en énergie des entreprises minières et sur les engagements pris entre les opérateurs et la SNEL.

Selon la Chambre des mines, ces investissements ont contribué à la réhabilitation d’infrastructures de la SNEL et au financement d’autres équipements énergétiques nationaux. Son représentant chargé des questions énergétiques a avancé ce montant de plus de 1,5 milliard de dollars pour illustrer la participation du secteur minier au financement des infrastructures électriques.

Pour le patronat minier, ces contributions doivent être prises en compte dans les discussions sur l’approvisionnement des entreprises. La Chambre des mines affirme que plusieurs engagements conclus avec la SNEL et les partenaires miniers n’ont pas été entièrement exécutés.

Son président, Kasongo Bin Nassor, a notamment demandé que les représentants du secteur minier disposent d’un espace pour présenter leurs préoccupations. Les entreprises minières considèrent leurs investissements dans les infrastructures électriques comme une contribution au fonctionnement et au développement du réseau.

De son côté, la SNEL reconnaît la participation de certains opérateurs miniers à ses efforts de redéploiement. Son Directeur général a cependant indiqué que les capacités disponibles restent insuffisantes pour répondre à l’ensemble des besoins en électricité. Il a également fait état de limites concernant les possibilités d’importation d’énergie.

Pour la société publique, l’augmentation durable de l’offre passe donc par la construction de nouvelles infrastructures. Cette perspective ramène la question du financement au centre des échanges avec les opérateurs miniers, grands consommateurs d’électricité.

La Chambre des mines dit, pour sa part, rester disposée à contribuer au développement du secteur énergétique. Elle demande toutefois que les investissements déjà réalisés et les engagements pris dans les différents accords soient pris en compte dans les prochaines discussions avec la SNEL.

Loss-Adonis Ngoyi


Partager cet article
Categories:

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *