Après son examen en première lecture à l’Assemblée nationale, le projet de Loi portant reddition des comptes de la Loi des finances exercice 2024, a été examiné en second lieu par la Chambre haute du Parlement le lundi 1er décembre 2025. Ainsi, le sénat renvoie à la Commission économique et financière pour des ajustements, ce projet de reddition de compte présenté par le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi.
Analyse des Contre-Performances dans l’exécution budgétaire 2024
Il faut d’abord rappeler que la loi de finances rectificative pour l’exercice 2024 a été adoptée en équilibre tant en recettes qu’en dépenses, à hauteur de 44.410,1 milliards de Francs congolais.
À la clôture de l’exercice budgétaire, les recettes réalisées par le budget du pouvoir central se sont élevées à 35.513,9 milliards de CDF, soit un taux de réalisation de 79,97 % par rapport aux prévisions.
Par ailleurs, il s’est observé un contraste dans les recettes extérieures au niveau du Budget et des réalisations. Ainsi, les recettes extérieures budgétaires prévues à 720 milliards FC ont été réalisées à 919 milliards FC, soit un taux de réalisation de 127,7 %, marquant une hausse de 95,52 % par rapport à l’exercice 2023 (470,24 milliards FC).
Au cours de cette plénière donc, les sénateurs ont révélé des contre-performances observés dans l’exécution de ce budget. Ce que le gouvernement justifie par la non-réalisation des recettes extérieures.
Dans son rapport exposé devant les parlementaires, l’argentier national a livré une analyse détaillée de la situation financière nationale, justifiant certaines contre-performances par des facteurs exogènes, notamment la non-réalisation des recettes extérieures prévues.
Selon le rapport, les contre-performances enregistrées sont « consécutives à la non-fulfillment des recettes extérieures », notamment liées aux retards de publication des appuis budgétaires de la Banque mondiale, contrairement à l’exercice 2024 où un soutien conséquent avait été accordé.
Selon le ministre des Finances, le contexte d’exécution du budget 2024 a été marqué par des défis sécuritaires majeurs, notamment la situation sécuritaire dans le Kivu et dans le Maï-Ndombe avec l’activisme des Mobondo.
Suite à une motion de procédure de l’honorable Bossio proposée à l’assistance, le débat n’a pas eu lieu. Le vote de la majorité a prévalu sur celui des opposants. Le projet a été renvoyé à la commission Ecofin et mixte paritaire pour d’éventuels ajustements.
Pour rappel, la reddition des comptes constitue une étape essentielle dans la gestion des finances publiques, car elle permet au parlement et à l’opinion publique d’apprécier la manière dont les ressources de l’État ont été collectées et dépensées.










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