RDC : le couloir vert Kivu-Kinshasa face au dilemme entre conservation des forêts et exploitation des ressources

Partager cet article

Greenpeace Afrique a alerté, jeudi 30 juillet 2026, sur les risques liés à la présence d’activités minières et pétrolières dans le périmètre du couloir vert Kivu-Kinshasa. Ce projet de conservation, porté par les autorités de la République démocratique du Congo, s’étend de Kinshasa jusqu’aux provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

Présenté comme un moyen efficace de protection du bassin du Congo, le corridor couvre près de 550 000 kilomètres carrés de forêts tropicales, de zones de biodiversité exceptionnelle et de territoires communautaires. Notons que Kinshasa rallume l’ambition d’en faire un espace consacré à la conservation et au développement d’une économie verte.
Mais cette ambition se heurte à une autre réalité : le même territoire abrite d’importantes potentialités minières et énergétiques. Greenpeace Afrique estime que la multiplication des activités extractives pourrait fragiliser les objectifs environnementaux du projet et accroître la pression sur les écosystèmes.

Dans une analyse relayée par RFI, l’organisation environnementale évoque notamment la présence de blocs pétroliers et de concessions minières susceptibles d’affecter certaines zones sensibles. Elle cite parmi les espaces concernés la Réserve de faune à Okapis, située en Ituri, un site reconnu pour sa richesse écologique.

Pour Bonaventure Bondo, chargé de campagne forêt à Greenpeace Afrique, la RDC doit garantir une cohérence entre son engagement dans la lutte contre le changement climatique et sa politique de gestion des ressources naturelles. L’organisation appelle notamment à renforcer les évaluations environnementales avant toute nouvelle exploitation.

Loss-Adonis Ngoyi


Partager cet article
Categories:

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *