RDC : Le Chef de l’État va signer,dans les tout prochains jours, une ordonnance instituant le Comité d’organisation du Dialogue national

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Afin que le processus de paix ne demeure pas une simple déclaration d’intention, le Chef de l’État prendra, dans les tout prochains jours, une ordonnance instituant le Comité d’organisation du Dialogue national pour la paix, la cohésion nationale et la refondation de l’État. Il a non seulement annoncé cela mais plus encore défini le rôle que jouera ce comité dans la tenue du dialogue national tant attendu. C’était lors de son adresse à la nation ce jeudi 27 août 2026 sur la télévision nationale.

Ce Comité sera chargé d’assurer la préparation administrative, matérielle et logistique du Dialogue, et de veiller à ce que les préalables indispensables à sa bonne tenue soient réunis. À l’issue de ses travaux, il soumettra au Président de la République un rapport préliminaire présentant ses conclusions et ses recommandations.

Sur la base de ce rapport, Félix Tshisekedi signera une ordonnance convoquant le Dialogue national. Celle-ci en fixera les principes directeurs, les principales étapes, les modalités de représentation ainsi que les mécanismes de suivi et de mise en œuvre de ses conclusions.

Elle instituera également une Commission préparatoire chargée de concevoir et d’organiser le processus, d’en proposer la feuille de route et de conduire les consultations techniques et politiques. Ses membres seront choisis pour leur compétence, leur probité, leur indépendance d’esprit et leur attachement à l’intérêt national. Les confessions religieuses y seront représentées et
contribueront, par leur autorité morale, leur expérience et leur proximité avec les populations, à instaurer la confiance et à favoriser le consensus.

Les autres organes du Dialogue, notamment le Bureau et l’Assemblée plénière, ainsi que leurs attributions et leurs modalités de fonctionnement, suivront par la suite.

Le processus s’ouvrira par des consultations dans les provinces. Il se poursuivra par des assises nationales à Kinshasa, sur le territoire de la République. Car un dialogue congolais consacré à l’avenir du Congo doit se tenir au Congo, sous la responsabilité des Congolais.

L’ensemble du processus sera limité à une durée maximale de trois mois. Il devra être suffisamment inclusif pour garantir une expression libre, pluraliste et représentative, tout en demeurant rigoureusement encadré afin de prévenir l’enlisement, les manœuvres dilatoires et la dilution des responsabilités.

Les assises devront aboutir à l’adoption d’un Pacte national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État.

Ce Pacte ne sera pas une déclaration de principes sans lendemain. Ses conclusions seront réparties et mises en œuvre conformément aux compétences constitutionnelles de chaque institution.
Les engagements relevant du Président de la République feront l’objet de décisions précises. Ceux qui relèvent du Gouvernement seront traduits en actions assorties d’échéances, de moyens et d’objectifs mesurables. Les réformes relevant du Parlement lui seront transmises conformément aux procédures prévues par la Constitution.

Une matrice publique de mise en œuvre précisera, pour chaque engagement, l’institution responsable, le calendrier d’exécution et les résultats attendus. Un mécanisme national de suivi sera institué, et des rapports périodiques seront rendus publics. Chaque Congolaise et chaque Congolais devra pouvoir connaître les engagements exécutés, ceux qui restent à accomplir et les difficultés
rencontrées.

« C’est par la transparence que nous reconstruirons la confiance. C’est par l’exécution que nous distinguerons ce Dialogue de tous ceux qui l’ont précédé » insiste-t-il.

Félix Tshisekedi compte également sur l’engagement des autorités coutumières, de la société civile et de l’ensemble des forces morales et sociales de la Nation.

Dans cette période décisive, leur ancrage auprès des populations sera essentiel pour contribuer à l’apaisement des tensions, au rapprochement des communautés et à la consolidation de la cohésion nationale.

C’est après toutes ces étapes que seront associés à ce dialogue, les partenaires internationaux pourront accompagner la mise en œuvre des engagements nécessitant leur concours, notamment dans les domaines de la paix, de la reconstruction, de la justice transitionnelle, de la réforme du secteur de la sécurité et du développement, et cela dans le strict respect de notre souveraineté et des choix du peuple congolais.

Queen Mother


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