De nouvelles découvertes de sites miniers dans les deux Kivu intensifient les combats. Le premier site dans le territoire de Masisi au Nord-Kivu, un important gisement d’or à Ruzirantaka, dans le groupement Mupfunyi-Shanga, chefferie de Bahunde, à près de 80 kilomètres de Goma a été découvert en mi-décembre 2025. Au sud, dans le territoire de Kabare, un autre site minier attise les convoitises. Sur la colline de Ludjo, dans le groupement de Lugendo, en bordure du lac Kivu et à proximité immédiate de la frontière rwandaise.
Selon les sources concordantes, aussitôt découvert, le gisement d’or à Ruzirantaka, dans le groupement Mupfunyi-Shanga, chefferie de Bahunde, à près de 80 kilomètres de Goma, serait tombé sous l’influence de l’Alliance Fleuve Congo/M23 (AFC-M23), qui y aurait installé une exploitation illicite.
Quant à celui du territoire de Kabare, un autre site minier attise les convoitises. Sur la colline de Ludjo, dans le groupement de Lugendo, en bordure du lac Kivu et à proximité immédiate de la frontière rwandaise. Ici, la proximité avec les frontières du Rwanda ne facilite pas les choses: une exploitation artisanale s’est développée ces deux derniers mois. Des centaines de jeunes, venus de villages environnants, y cherchent leur subsistance dans des conditions précaires.
Des manques à gagner énormes pour l’Etat Congolais!
Les derniers rapports des Nations unies soulignent que le mouvement rebelle consolide méthodiquement son emprise sur des zones minières stratégiques, transformant l’occupation territoriale en source directe de financement militaire.
Ce qui pousse à croire que ces nouvelles découvertes coïncident avec une intensification des affrontements depuis le 1er janvier 2026 entre les FARDC, appuyées par leurs alliés, et la coalition AFC-M23/RDF.
Des manques à gagner qui ne cessent de croître du côté Congolais alors que la coalition y gagne. Kinshasa doit à tout prix reprendre le contrôle sécuritaire des territoires concernés et accélérer la formalisation du secteur minier artisanal, tout en luttant contre le pillage systématique des ressources naturelles dans les zones de conflit.
Enjeux liés à ces découvertes
En termes d’enjeux liés à cette découverte, nous avons:
-Conflits et insécurité : Les nouvelles découvertes ravivent les affrontements entre FARDC et groupes armés, les minerais servant de nerf de la guerre.
-Exploitation illégale : Une grande partie de l’extraction et de la commercialisation se fait clandestinement, échappant aux autorités.
-Impact social et environnemental : Ces ruées provoquent des exodes, des risques sanitaires (choléra) et exploitent parfois des enfants.
-Gouvernance : La gestion des sites est souvent confiée à des groupes armés ou à des élites locales, dans un contexte de corruption et de faible contrôle étatique.
En somme,cette ruée minière dans une zone frontalière sensible inquiète les autorités locales et les observateurs, tant pour les risques sécuritaires que pour la perte de contrôle de l’État sur l’exploitation et la commercialisation des minerais. Elle illustre aussi le désarroi socio-économique d’une jeunesse confrontée au chômage et à l’insécurité chronique.










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