KoBold Exploration DRC SA détient 14 permis de recherches actifs couvrant 3.558 carrés miniers en République démocratique du Congo, selon les données du Cadastre minier (CAMI) arrêtées au 30 septembre 2026. Répartis entre le Tanganyika, le Haut-Lomami et le Haut-Katanga, ces droits miniers renforcent la présence de l’entreprise dans deux zones ciblées pour l’exploration du lithium et du cuivre.
KoBold étend son portefeuille de recherches minières dans le sud-est de la République démocratique du Congo. Les données du CAMI recensent huit permis dans les territoires de Manono, au Tanganyika, et de Malemba-Nkulu, dans le Haut-Lomami. Ces titres couvrent 1 929 carrés miniers.
Sept de ces permis ont été octroyés en août 2025 et le huitième, le 28 janvier 2026. Leurs échéances s’étendent d’août 2030 à janvier 2031. Cette implantation place l’entreprise dans le district de Manono, connu pour son potentiel en lithium, un métal utilisé notamment dans la fabrication des batteries.
Les six autres permis se trouvent à Sakania, dans le Haut-Katanga, où ils couvrent 1 629 carrés miniers. Cinq ont été attribués le 17 mars 2026 et le dernier, le 6 mai de la même année. Située près de la frontière zambienne, cette zone se trouve dans une région marquée par l’importance des ressources en cuivre.
Le lithium à Manono, le cuivre à Sakania
La répartition des permis dessine deux axes d’exploration pour KoBold en RDC : le lithium dans les régions de Manono et de Malemba-Nkulu, et le cuivre à Sakania. Cette implantation rapproche également les activités congolaises de l’entreprise de son projet de Mingomba, situé en Zambie et consacré à l’exploration du cuivre.
En septembre 2026, Benjamin Katabuka, directeur général de KoBold en RDC, avait fait état de résultats jugés encourageants, tout en rappelant que les activités de l’entreprise se trouvaient encore au stade de l’exploration.
L’expansion du portefeuille de permis ne signifie toutefois pas que des gisements économiquement exploitables ont déjà été confirmés sur l’ensemble des superficies concernées. Les travaux de recherche doivent encore permettre de préciser la nature, la quantité et la qualité des ressources éventuellement présentes.
Lubumbashi devient un point d’ancrage opérationnel
L’entreprise a également renforcé sa présence locale avec l’ouverture d’un bureau à Lubumbashi, annoncée le 24 février 2026. KoBold Metals avait alors présenté cette implantation comme une étape de son développement en RDC et désigné Benjamin Katabuka à la tête de ses activités congolaises.
Cette présence dans le chef-lieu du Haut-Katanga rapproche l’entreprise des zones d’exploration du sud-est du pays et des acteurs du secteur minier. Elle accompagne le développement de ses activités, alors que ses permis couvrent désormais plusieurs territoires de cette partie de la RDC.
Le dossier de Manono reste déterminant
Les ambitions de KoBold dans le lithium s’inscrivent aussi dans le dossier du projet de Manono. Le 6 mai 2025, KoBold Metals et AVZ Minerals avaient annoncé un cadre commercial prévoyant l’acquisition par KoBold des intérêts d’AVZ dans ce projet. Les deux entreprises avaient évoqué la possibilité de mobiliser plus d’un milliard de dollars pour son développement et l’approvisionnement des marchés occidentaux.
La concrétisation de cette opération et l’évolution des droits concernés restent des éléments distincts du portefeuille de 14 permis recensés au nom de KoBold Exploration DRC SA par le CAMI.
Ces titres sont des permis de recherches, et non des permis d’exploitation. Leur détention n’autorise donc pas, à elle seule, la mise en production d’un gisement.
Loss-Adonis Ngoyi










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