La Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka, a reçu en audience, ce 13 août 2026, le bédéiste congolais Barly Baruti. Au centre des échanges, les préparatifs du “Salon africain de la bande dessinée et de l’autre musik”, prévu du 11 au 13 septembre 2026 à Kinshasa.
De cette rencontre, Barly Baruti a surtout salué l’engagement de la cheffe du Gouvernement dans la promotion des acteurs des industries culturelles et créatives, ICC. Il a expliqué que les ICC peuvent contribuer à l’économie nationale, notamment en appuyant des initiatives capables de soutenir des emplois et de donner plus de place aux jeunes créateurs.
Pour Barly Baruti, l’objectif de ce Salon est de faire de la capitale Congolaise un point de référence pour la bande dessinée sur le continent, à l’image de Ouagadougou pour le cinéma, Bamako pour la photographie et Abidjan pour les arts de la scène. L’artiste affirme que Kinshasa doit devenir un repère incontournable du 9e art en Afrique.
Les discussions sont revenues sur des questions logistiques et administratives. Le bédéiste a insisté sur l’importance d’un accueil solide pour les invités venant de l’étranger et sur la nécessité de faciliter l’accès aux espaces prévus pour les activités. Il a demandé une attention particulière pour que les visas soient délivrés dans de bonnes conditions, afin que la RDC soit perçue de manière positive.
Barly Baruti est satisfait d’avoir découvert une Première Ministre attentive aux réalités du secteur artistique. Il affirme avoir été surpris par l’atmosphère de travail à la Primature, avec des œuvres de grands peintres congolais, notamment Lema et Mavinga, visibles aux côtés de bandes dessinées et de caricatures.
Pour l’édition 2026, l’événement doit servir d’espace de mobilisation et de mémoire. Ce Salon est placé sous le thème “Bomoyi, Kaka Se Bomoyi”, c’est-à-dire “La vie, rien que la vie”. À travers la bande dessinée et la musique, l’objectif est de célébrer la résilience tout en abordant les réalités douloureuses de la RDC, notamment la dénonciation du Genocost. Dans le même élan, l’appui au secteur culturel s’inscrit dans une logique de création d’emplois et de construction d’un marché interne des arts.
Loss-Adonis Ngoyi










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