Comme prévu, les contrôles routiers annoncés la semaine dernière par les autorités, ont bel et bien eu lieu ce lundi 26 janvier 2026 sur toute l’étendue de la capitale congolaise. Une opération qui poursuit une conformité complète des documents des automobilistes mais à un coût trop élevé, estiment les automobilistes. Il leur faut 564$ pour tous les documents afin de circuler légalement.
Dans ces 564$, 70 dollars destinés à la vignette; l’Assurance automobile à 294 dollars; le permis de conduire à 120 dollars et 80 dollars pour le contrôle technique. Ce qui fait un coût global de 564 dollars, une somme jugée élevée par de nombreux conducteurs, dans un contexte économique déjà difficile pour la majorité des ménages kinois.
Un lundi noir pour les Kinois!
Le démarrage simultané et rigide de ces contrôles semble avoir pris de court de nombreux automobilistes, malgré les annonces officielles faites quelques jours plus tôt. Ainsi, dès les premières heures de la matinée, la circulation est devenue chaotique dans plusieurs artères de la capitale : embouteillages inhabituels, retards massifs, transports en commun rares et longues files de véhicules immobilisés aux points de contrôle.
Ce démarrage brutal n’a pas manqué de secouer les Kinois ce lundi, même si ces contrôles reposent sur une base légale.
Pour les autorités, ces contrôles se justifient par la nécessité de renforcer la sécurité routière, lutter contre la circulation des véhicules non conformes, améliorer la mobilisation des recettes publiques.
Par ailleurs , les automobilistes déplorent le fait que l’annonce n’était malheureusement pas accompagnée d’une phase transitoire ni de mécanismes ou de facilités de paiement.
Cette situation n’a pas manqué de paralyser partiellement la circulation, d’entraîner de retards importants dans les administrations et entreprises; d’occasionner de tensions entre conducteurs et agents de contrôle sans compter la hausse ponctuelle des tarifs de transport.
Pour certains observateurs, les réalités socio-économiques des citoyens doivent être prises en compte dans l’application stricte de la réglementation. Ceci, pour préserver la fluidité urbaine et la paix sociale. Ainsi, une meilleure communication, un calendrier progressif et des mesures d’accompagnement auraient permis d’éviter le chaos observé ce lundi.










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