DRC Gold Trading SA affirme avoir réintroduit plus de 11 tonnes d’or artisanal dans les circuits officiels de la République démocratique du Congo au cours de ses trois premières années d’activité. La société présente ce bilan comme le résultat de son dispositif de traçabilité et de formalisation du commerce de l’or. Un dispositif mis en place dans l’objectif de réduire les sorties clandestines de cette ressource et d’accroître sa contribution à l’économie nationale.
Selon les chiffres communiqués par l’entreprise, ces volumes représenteraient plus de 1,5 milliards de dollars de valeur intégrée au circuit formel. DRC Gold
Trading met en avant la bancarisation des transactions, l’encadrement des coopératives minières et le suivi de l’or depuis les zones de production jusqu’à sa commercialisation comme principaux mécanismes de cette stratégie.
L’entreprise affirme aussi avoir installé douze succursales dans neuf provinces afin de rapprocher son dispositif des zones aurifères. Elle indique également avoir fourni de l’or à la Banque Centrale du Congo pour ses réserves nationales. Ce dispositif cherche à donner davantage de visibilité aux volumes produits et commercialisés légalement, dans un secteur longtemps marqué par d’importants circuits informels.
En outre, DRC Gold Trading estime que le faible niveau des exportations officielles contrastait auparavant avec une importante fuite de la production artisanale.
Selon ses propres estimations, environ 25 kilogrammes d’or artisanal étaient officiellement exportés chaque année, tandis que près de 50 tonnes pourraient sortir clandestinement du pays. Ces chiffres, qui ne constituent pas une mesure exhaustive de la contrebande, illustrent néanmoins l’écart entre le potentiel de la filière et les volumes enregistrés dans les circuits formels.
Désormais, DRC Gold Trading prévoit investir davantage dans la transformation locale. Son plan stratégique 2025-2030 prévoit la construction d’une raffinerie d’or dans la Zone économique spéciale de Maluku, à Kinshasa, avec l’ambition de respecter les standards de la London Bullion Market Association. L’objectif est de traiter une partie de la production sur le territoire congolais et de conserver localement une plus grande part de la valeur créée par la filière.
À l’horizon 2030, DRC Gold Trading vise la collecte et la formalisation de 50 tonnes d’or artisanal par an. Pour atteindre ce niveau, l’entreprise devra notamment élargir son réseau de collecte, renforcer le contrôle de la chaîne d’approvisionnement et convaincre davantage de producteurs et de négociants de passer par les circuits officiels.
Loss-Adonis Ngoyi










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