RDC : dossier CDM, le ministre de la justice Guillaume Ngefa exige d’ouvrir une enquête judiciaire après le déversement d’eaux polluées

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Le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, se saisit du dossier sur la rupture d’un bassin de rétention de l’entreprise minière Congo Dongfang Mining (CDM). Dans un communiqué officiel daté du 18 novembre 2025, il a enjoint au Procureur général près la Cour de cassation d’ouvrir une enquête judiciaire après le déversement d’eaux polluées dans plusieurs rues, habitations et espaces publics de Lubumbashi du bassin de CDM. Selon les rapports transmis au ministère, cette situation a provoqué, le 4 novembre, une catastrophe environnementale touchant directement des quartiers habités de la commune annexe de Kassapa.
En ordonnant une enquête judiciaire « immédiate », le gouvernement souhaite établir les responsabilités et vérifier les conditions de sécurité imposées aux entreprises opérant dans la région du Katanga. Cette procédure vise à déterminer les fautes éventuelles et à engager, si nécessaire, des poursuites contre les responsables.
En effet, plusieurs dénonciations ont déjà été faites à l’endroit de cette entreprise minière CDM. La dernière en date du 04 novembre dernier, la rupture d’un bassin de rétention dans la commune annexe de Kassapa, a exposé habitants, routes et rivières à des risques sanitaires et environnementaux considérés importants.
La démarche du ministère de la justice marque une volonté politique affirmée de ne plus laisser l’impunité s’installer dans ce secteur minier stratégique souvent critiqué pour son manque de contrôles et de sanction contre les détracteurs de l’environnement. Le ministre Ngefa a rappelé que la protection des populations et la sécurité environnementale font désormais partie des priorités absolues de l’exécutif.
« Les mesures nécessaires seront prises pour garantir que justice soit rendue », affirme-t-il dans un communiqué officiel.
Cette réaction rapide envoie un message direct pour Lubumbashi, Katanga comme les autres zones minières : les pratiques industrielles ne peuvent plus se dérouler hors du champ de la loi. Le gouvernement entend désormais concilier développement économique et exigence de responsabilité, dans une région où les accidents écologiques ont trop longtemps été considérés comme inévitables.
Pour rappel, à Lubumbashi en date du 04 novembre dernier, après la rupture d’un bassin de rétention de l’entreprise minière Congo Dongfang Mining (CDM), il y a eu déversement de fortes quantités d’eaux polluées dans plusieurs quartiers de la ville. Ce qui a suscité l’inquiétude des autorités locales, confrontées à une pollution dont l’ampleur et les conséquences sanitaires restent à évaluer. Les eaux contaminées ont envahi routes, rivières et marchés, exposant les populations à des risques jugés « immédiats » par le ministère de la Justice.


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