Plus de 700 participants ont pris part, ce mardi 25 août 2026 à Lubumbashi, à la deuxième journée de la formation et de l’exposition consacrées aux machines agricoles organisée par Congo Agro Industriel dans la salle Arrupe. La rencontre qui se poursuit jusqu’au mercredi 26 août 2026, met l’accent sur la mécanisation comme levier d’accroissement de la production agricole et de développement économique de la République démocratique du Congo (RDC).
Coordonnée par le directeur général de Congo Agro Industriel, Henry Ilunga Tshiwiza, cette deuxième journée a réuni des représentants du ministère de l’Agriculture, des agronomes, des fermiers, des coopératives ainsi que plusieurs entreprises du secteur, dont Shemaf. Des producteurs et experts indiens, notamment M. Prasade et Dr Valey, ont également participé aux échanges consacrés aux solutions de mécanisation agricole.
Accroître la production pour réduire les importations.
Pour Henry Ilunga Tshiwiza, la mécanisation constitue un outil important pour permettre aux agriculteurs congolais d’améliorer leur rendement et, à terme, de réduire la dépendance du pays aux importations alimentaires. Selon lui, l’utilisation des équipements agricoles adaptés doit permettre de passer d’une agriculture reposant largement sur des moyens traditionnels à une production davantage structurée et capable de répondre à la demande du marché intérieur.
Cette augmentation de la production pourrait également avoir des effets sur les prix des denrées alimentaires. L’enjeu est notamment de renforcer l’offre locale afin de limiter les pressions qui contribuent à la hausse des prix et d’améliorer, par la même occasion, la balance commerciale du pays.
Des investissements nécessaires dans les équipements.
Les échanges ont également porté sur les investissements nécessaires pour accélérer l’accès des producteurs aux équipements. Le directeur général de Congo Agro Industriel a notamment insisté sur l’importance des tracteurs et d’autres machines permettant d’améliorer les différentes étapes du travail agricole.
L’accès aux équipements reste toutefois un enjeu économique majeur pour les exploitants, particulièrement pour les petits et moyens producteurs. La disponibilité des machines, leur coût, leur entretien ainsi que l’accompagnement technique constituent autant de facteurs à prendre en compte pour rendre la mécanisation durable et accessible au plus grand nombre.
Une contribution attendue du secteur minier.
Dans une économie où le secteur minier occupe une place importante, la question de son rôle dans le financement du développement agricole a également été soulevée. Les échanges ont ainsi ouvert la réflexion sur les possibilités de créer davantage de passerelles entre les revenus générés par les activités minières et les investissements destinés à renforcer la production agricole.
Pour les participants, le développement d’une agriculture mécanisée pourrait contribuer à diversifier l’économie congolaise, tout en créant de nouvelles activités autour de la fabrication, de la commercialisation, de la maintenance et de l’utilisation des équipements agricoles.
Au cours de cette formation, plusieurs préoccupations, plaintes et recommandations ont par ailleurs été soumises au conseiller du ministre de l’Agriculture. Ces échanges témoignent des difficultés auxquelles sont confrontés les agronomes, fermiers et autres acteurs de la chaîne agricole.
Henry Ilunga Tshiwiza de son côté, appelé les agronomes et les fermiers à prendre pleinement en considération leur rôle dans le développement du secteur. Il estime qu’une meilleure organisation du travail, associée à la mécanisation et à l’augmentation de la production, peut contribuer à soutenir la croissance économique de la RDC.
La rédaction










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