RDC : André Wameso et le Pasteur Godé Mpoyi divisé sur la proposition de transformer le “Mabonza” en Crowdfunding

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Le gouverneur de la Banque centrale du Congo estime que les offrandes autrement appelés le “ mabonza” peuvent constituer un vrai crowdfunding et cet argent devrait être investi dans l’économie réelle. Avis réfuté par le professeur et pasteur Godé Mpoy qui a un autre avis: “Tant que les salaires resteront faibles, la contribution économique de l’Église demeurera limitée” , affirme-t-il.

Le gouverneur de la BCC est parmi les acteurs congolais qui plaident pour réinvestir ces fonds de Mabonza dans le financement des PME. Cependant, l’impact réel reste limité par la pauvreté des fidèles.
Le potentiel économique des églises en RDC : « Mabonza » et Crowdfunding, telle est sa proposition. Il compare par ailleurs les dîmes et offrandes (« Mabonza ») à du financement participatif (crowdfunding), suggérant d’investir cet argent dans l’économie réelle.

D’après le numéro un de la BCC, si les 20000 structures religieuses (selon des données de 2023) génèrent un fonds commun, des millions de dollars pourraient financer des micro-entreprises.

De son côté, Godé Mpoyi rétorque à Wameso sur les « Mabonza » : »Église et croissance économique en RDC en quatre points :
1. Les dîmes et les offrandes dépendent directement des revenus des fidèles.
2. Dans un pays où le revenu par habitant avoisine 700 dollars par an, soit environ 2 dollars par jour, les capacités contributives restent faibles.
3. Les Églises, malgré leur bonne foi, ne peuvent être pleinement efficaces sur le plan économique faute de ressources suffisantes.
4. L’économie obéit à des principes, notamment les « quatre roues de la croissance » évoquées par Paul Samuelson. Sur un plan rigoureusement scientifique, ce qui n’est pas mesurable n’existe pas.

Aussi, la proposition du gouverneur de la BCC rencontre des limites dans son application.
D’abord en ce qui concerne la
faiblesse des revenus. En effet, la contribution économique est limitée par le faible pouvoir d’achat des fidèles, le revenu annuel par habitant avoisinant les 700 USD.

Ensuite, sur l’usage des fonds. Les « Mabonza » sont traditionnellement destinés au fonctionnement de l’église ou au soutien du pasteur, rendant le détournement vers l’investissement productif complexe.

Enfin, il se pose un problème de défi de structuration. En effet, la gestion transparente de ces fonds (estimés à des millions) dans un cadre formel de PME reste un défi.


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