Amnesty International appelle les entreprises de l’industrie des minerais critiques à suspendre leurs achats de coltan et d’or en provenance du Rwanda, ainsi qu’auprès de transformateurs et raffineries de pays tiers qui s’approvisionnent auprès de fournisseurs rwandais.
Cette organisation internationale conditionne la reprise de ces achats à la présentation par Kigali d’éléments concrets attestant que les minerais acheminés illégalement depuis la RDC ne sont plus reçus sur son territoire.
Dans un rapport consacré aux exactions attribuées aux rebelles du M23 et à l’armée rwandaise contre des mineurs artisanaux dans l’est de la RDC, Amnesty International demande également au gouvernement rwandais de garantir l’absence de ressortissants rwandais, armés ou non, impliqués dans des violations des droits humains sur les sites miniers de Lomera et de Rubaya.
L’organisation adresse aussi des recommandations aux États-Unis et aux pays membres de l’Union européenne. Elle les appelle à ne conclure aucun accord minier portant sur la mine de Rubaya ou sur d’autres sites contrôlés par le M23 en RDC. Cela, tant que des observateurs internationaux des droits humains et des organisations indépendantes de contrôle n’auront pas un accès libre et sans restriction à ces sites.
Selon le rapport, le M23 et le Rwanda contrôlent des dizaines de mines artisanales dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Ces sites font vivre des dizaines de milliers de personnes qui dépendent de l’exploitation minière artisanale pour leurs revenus.
Amnesty International affirme également que l’accès à ces mines est étroitement surveillé et que les sites concernés ne font pas l’objet d’inspections internationales indépendantes. L’organisation estime que cette situation limite les possibilités de contrôle sur les conditions d’exploitation et les éventuelles violations des droits humains.
Le rapport appelle enfin l’Union africaine, plusieurs États et des institutions internationales à intervenir afin de contribuer à mettre fin à ce qu’Amnesty International présente comme le pillage des minerais congolais par le M23 et le Rwanda.
Loss-Adonis Ngoyi










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