L’Observatoire Africain des Ressources Naturelles (AFREWATCH) demande l’ouverture d’une enquête indépendante après la diffusion d’une vidéo montrant des violences présumées contre des travailleurs congolais sur un site minier de CMOC-KFM, dans le sud-est de la République démocratique du Congo.
Dans un communiqué de presse, l’organisation affirme avoir pris connaissance d’une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux. Les images montreraient des ressortissants chinois agressant physiquement un travailleur congolais présenté comme employé de CECC, une société sous-traitante de CMOC-KFM, filiale du groupe chinois CMOC.
AFREWATCH rapporte également la présence d’éléments des forces de l’ordre sur le site. Selon l’organisation, ceux-ci auraient fait usage d’armes à feu à balles réelles. Ces éléments restent à établir et nécessitent, selon elle, une vérification indépendante des circonstances de l’incident.
L’organisation demande donc à CMOC-KFM, à CECC ainsi qu’aux autorités compétentes de faire la lumière sur les faits. Elle souhaite notamment que l’enquête établisse l’identité des personnes impliquées, les circonstances des violences présumées et les éventuelles responsabilités.
AFREWATCH condamne ces violences et s’inquiète particulièrement du recours présumé à la force létale lors d’un différend impliquant des travailleurs. L’organisation estime que les conflits entre employés, sous-traitants et employeurs doivent être réglés par le dialogue social et dans le respect des droits fondamentaux.
Elle appelle les entreprises concernées et les autorités à prendre des mesures pour protéger les travailleurs et prévenir de nouveaux incidents. AFREWATCH demande aussi que les éventuels responsables soient sanctionnés conformément à la législation congolaise et que les victimes bénéficient d’une réparation si les faits sont confirmés.
Au-delà de cette affaire, l’organisation plaide pour un dialogue permanent entre travailleurs, employeurs, sociétés de sous-traitance et autorités. Elle estime que la prévention des conflits sociaux et le respect des droits des travailleurs doivent accompagner les activités minières industrielles en RDC.
Loss-Adonis Ngoyi










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