Entre 2021 et 2025, la Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participation (DGRAD) a mobilisé 7,740 milliards de dollars de recettes non fiscales, selon une analyse du Centre de recherches en finances publiques et développement local (Crefdl). Le montant reste inférieur aux 8,258 milliards de dollars attendus sur la même période, soit un écart de 518 millions de dollars.
Les recettes ont toutefois augmenté au fil des années. Elles sont passées de 1,084 milliards de dollars en 2021 à 2,042 milliards en 2025. Crefdl évalue cette progression à 88,26 %. Sur la même période, les montants assignés à la DGRAD ont également fortement augmenté, passant de 961 millions à 2,46 milliards de dollars.
Cette évolution n’a pas été la même dans tous les services concernés par le recouvrement. Le Crefdl cite notamment le ministère du Tourisme et la Police nationale congolaise.
Depuis 2021, leurs recettes annuelles sont restées en dessous de 50 % des montants qui leur étaient assignés, d’après la même source.
Par ailleurs, la
DGRAD assure le recouvrement des recettes non fiscales pour le compte de l’État. Elle travaille avec quatorze services d’assiette. Ces ressources proviennent notamment des frais d’état civil, des droits d’enregistrement, des redevances domaniales et des amendes.
Dans son analyse, le Crefdl relève ainsi un taux global de réalisation de 93,72 % entre les recettes prévues et celles effectivement mobilisées. L’écart observé atteint 518 millions de dollars sur les cinq exercices budgétaires étudiés.
Pour améliorer les résultats, le centre de recherches recommande au gouvernement de revoir les prévisions de recettes en fonction des réalités du terrain. Il demande également de tenir compte des nouvelles dispositions prévues dans les lois de finances de 2024, 2025 et 2026.
Loss-Adonis Ngoyi










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