PréCOP 30 : Une sensible réduction de la déforestation observée en Amazonie entre 2022 et 2025, d’après le Président Brésilien Lula da Silva

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D’après le Président Brésilien Luiz Inácio Lula da Silva, des mesures ont été prises par son régime pour réduire de moitié la déforestation amazonienne, qui culminait à plus de 10 000 km² en 2022, atteignant 4 200 km² de 2023 à 2025.  Un bilan environnemental marqué par une réduction de la déforestation en Amazonie.

Ces révélations ont été faites en marge de la PréCOP 30 tenue cette année dans la ville de São Paulo. Cette PréCOP a été marquée par des discours inspirants et des tables rondes dynamiques, où les participants, composés de délégués, de scientifiques, d’ONG et de représentants gouvernementaux du monde entier, ont mis en avant l’urgence d’entamer des discussions sur les défis climatiques pressants et des solutions innovantes.

« Sur la scène internationale, le Brésil propose une initiative ambitieuse : celle de faciliter le financement des forêts tropicales (TFFF), conçue comme un fonds de plus de 100 milliards de dollars combinant capitaux publics et privés. Le Brésil affirme ainsi sa volonté de jouer un rôle central dans les négociations climatiques mondiales, malgré les contradictions qui persistent dans la politique mondiale sur les questions climatiques où plusieurs États se retirent de la table », a déclaré le Président du Brésil.

Le gouvernement brésilien a rapidement mis en œuvre des symboles forts dont la réactivation du Fonds Amazonie, un mécanisme de financement international suspendu sous le précédent mandat, et la création d’un ministère des Peuples autochtones, avec la nomination de Marina Silva, figure historique de la protection environnementale, à la tête du ministère de l’Environnement.

« La PréCOP 30 à São Paulo a été un moment clé pour galvaniser les efforts mondiaux en matière de lutte contre le changement climatique. Les attentes sont désormais élevées pour la COP 30, où les nations devront se rassembler pour concrétiser des engagements ambitieux et établir un plan d’action efficace pour un avenir durable. Les résultats de cette PréCOP serviront de base pour les négociations à venir lors de la COP 30 », a renseigné la ministre brésilienne de l’Environnement, Marina Silva.

Du 10 au 21 novembre 2025, la ville de Belém, au cœur de l’Amazonie brésilienne, accueillera la trentième Conférence des Parties (COP 30) à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Pour la première fois, ce grand rendez-vous mondial se tiendra dans la plus vaste forêt tropicale de la planète, symbole de la lutte contre la déforestation, la perte de biodiversité et le dérèglement climatique.

Située au cœur de l’Amazonie, Belém est la plus grande ville de la région. Sa sélection comme hôte de la COP30 met en lumière le rôle crucial de la forêt amazonienne dans la régulation du climat mondial, notamment en tant que puits de carbone vital. Cette décision reflète également l’engagement du Brésil à renforcer sa position dans les négociations climatiques internationales

Cette COP 30 marquera la première étape de mise en œuvre des nouveaux engagements nationaux (NDC) issus du Bilan mondial (Global Stocktake) de la COP 28. Les pays devront présenter des objectifs renforcés à l’horizon 2035, alignés sur la trajectoire de 1,5 °C. Belém sera donc un lieu de vérité, où s’évalueront la crédibilité des promesses et la capacité collective à transformer les modèles économiques et énergétiques.

Parmi les initiatives phares de cette édition, nous noterons :

  • Le Tropical Forest Forever Facility (TFFF) : un fonds d’investissement de 125 milliards de dollars visant à rémunérer la conservation des forêts tropicales.
  • Le « Baku to Belém Roadmap » : un engagement à augmenter le financement climatique international, visant à atteindre 1,3 trillion de dollars par an d’ici 2035

La présidence brésilienne souhaite faire de cette conférence une COP de l’action et de la justice climatique, en articulant transition écologique, inclusion sociale et respect des savoirs autochtones. Les journées thématiques aborderont des enjeux concrets : bioéconomie, économie circulaire, villes durables, eau, santé, éducation, culture, droits humains et technologies vertes. Cette approche intégrée vise à replacer le climat au cœur du développement humain.

Signalons que les discussions de la PréCop ont abordé des thèmes cruciaux tels que la décarbonisation des économies, la protection des écosystèmes et le financement de projets durables. L’importance de la solidarité internationale a également été soulignée, avec des appels à un soutien accru pour les pays en développement, souvent les plus touchés par les impacts climatiques.


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