Le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Samuel Roger Kamba, a annoncé, le 1er octobre 2026 en RDC, le lancement d’une campagne de dépistage du cancer du sein et du cancer du col de l’utérus, avec l’appui de la Banque mondiale et de Roche. Prévue jusqu’en 2028, cette initiative cible 912.000 femmes dans six provinces, avec un dispositif spécifique de dépistage gratuit du cancer du sein pour 5.000 femmes à Kinshasa.
Un programme soutenu par des partenaires
Cette campagne s’inscrit dans une approche qui associe les pouvoirs publics et les partenaires au développement autour du renforcement de l’accès aux soins. L’appui de la Banque mondiale et de Roche doit notamment accompagner les efforts engagés par les autorités sanitaires pour améliorer le dépistage et l’identification précoce des cas.
Pour un pays comme la RDC, où les besoins sanitaires restent importants, le développement de tels programmes représente aussi un enjeu économique. La prévention permet notamment de détecter plus tôt certaines maladies et de limiter, lorsque cela est possible, les conséquences liées aux prises en charge tardives.
912.000 femmes ciblées dans six provinces
Le programme de dépistage du cancer du col de l’utérus concerne 912.000 femmes dans six provinces : Kinshasa, Kongo Central, Haut-Katanga, Équateur, Tshopo et Kwilu.
À Kinshasa, 5.000 femmes doivent également bénéficier gratuitement d’un dépistage du cancer du sein. La campagne est appelée à se poursuivre jusqu’en 2028, ce qui lui donne une portée qui dépasse le seul cadre d’Octobre Rose.
Selon les données de GLOBOCAN 2024 citées par le ministère de la Santé, plus de 9.700 nouveaux cas de cancer du sein et plus de 11.200 nouveaux cas de cancer du col de l’utérus sont enregistrés chaque année chez les femmes en RDC.
La prévention comme enjeu économique
Au-delà de la dimension sanitaire, la lutte contre ces cancers touche également la question de la productivité et des dépenses liées aux maladies. Une détection plus précoce peut permettre une prise en charge plus rapide et réduire les conséquences sociales et économiques liées aux formes avancées de la maladie.
Le ministère de la Santé encourage ainsi les femmes concernées à se faire dépister, même en l’absence de symptômes. Les autorités invitent également les bénéficiaires à s’inscrire, à identifier les sites de dépistage disponibles et à respecter leurs rendez-vous.
Avec cette campagne prévue sur plusieurs années, l’enjeu sera désormais de maintenir les dispositifs de dépistage dans les six provinces ciblées et d’assurer la continuité de la prise en charge des cas détectés. L’initiative illustre ainsi l’importance croissante des investissements dans la prévention et le renforcement du système de santé en RDC.
Asia Kayombo










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