Israël impose de nouvelles restrictions à certains pilotes et membres du personnel de cabine en fonction de leur nationalité. Dix pays africains figurent parmi les États concernés par ces mesures, annoncées le 7 octobre 2026 par le ministère Israélien des Transports après un incident survenu à bord d’un vol de FlyDubai.
L’Algérie, les Comores, Djibouti, la Libye, le Mali, la Mauritanie, le Niger, la Somalie, le Soudan et la Tunisie sont concernés par ces restrictions. Selon les informations rapportées par le média spécialisé Live and Let’s Fly, une note interne de United Airlines fait état de 29 pays concernés dans le monde.
Les mesures visent les membres d’équipage possédant la nationalité de pays qui n’entretiennent pas de relations diplomatiques officielles avec Israël. Elles s’appliquent également aux personnes ayant une double nationalité, selon les directives rapportées.
Un incident à bord d’un vol de FlyDubai
A l’origine de ce durcissement figure un incident survenu le 30 septembre à bord du vol FZ1073 de FlyDubai, reliant Dubaï à Tel-Aviv. Selon les informations rapportées par Reuters, le copilote aurait agressé le commandant de bord et tenté de prendre le contrôle de l’appareil, entraînant une descente brutale de l’avion.
Des membres de l’équipage et des passagers seraient intervenus pour maîtriser le copilote présumé agresseur. L’appareil a finalement atterri à Tabuk, en Arabie saoudite, sans catastrophe pour les passagers.
Après cet événement, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a demandé un réexamen des dispositifs de sécurité applicables à l’aviation civile étrangère. Son cabinet a annoncé la désignation d’un enquêteur chargé d’examiner les différents aspects de la sécurité des vols internationaux à destination d’Israël.
Les compagnies aériennes contraintes d’adapter leurs équipages
Ces restrictions imposent aux compagnies aériennes concernées de vérifier la nationalité de leurs pilotes et des membres du personnel navigant avant de les affecter aux liaisons desservant Israël.
Le non-respect des exigences israéliennes entraîne des sanctions sur les autorisations d’exploitation, selon les informations publiées. Toutefois, les listes diffusées par les différentes compagnies ne sont pas parfaitement identiques.
Au-delà des impératifs de sécurité, ces mesures soulèvent des questions sur le traitement des professionnels possédant plusieurs nationalités, l’organisation des équipages et la gestion des données personnelles des salariés.
Pour les dix pays africains concernés, cette décision ne constitue pas une interdiction générale de voyager en Israël. Elle vise certains membres d’équipage en fonction de leur nationalité et de leur affectation sur les vols concernés.
Loss-Adonis Ngoyi










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