Suite à une pénurie qui ne crie pas son nom, le sac de ciment de 50Kg passe de 25 à 32 $ USD, soit une augmentation de 7$ USD. Une situation qui dérange le secteur de construction et les revendeurs depuis le week-end dernier.
Ces derniers ne savent pas se réapprovisionner suite à cette hausse vertigineuse dans la ville.
Plusieurs attribuent cette situation à la rareté du produit sur le marché, aggravée par l’effondrement du pont Katongoka dans la province du Haut-Lomami, une infrastructure clé pour l’approvisionnement de la
région.
Conséquence, plusieurs dépôts de vente de ciment ont été contraints de fermer leurs portes ce lundi matin 9 février, faute de marchandise disponible.
L’usine de Katanda, seul espoir
Beaucoup fondent leurs espoirs sur l’usine de production de ciment gris de Katanda, perçue comme une solution durable pour stabiliser l’offre et les prix dans la région.
Toutefois, la mise en service de cette infrastructure stratégique connaît des retards. D’après des sources proches de la Fédération des entreprises du Congo (FEC), une partie importante des équipements destinés à l’usine serait encore bloquée dans le Haut-Katanga, compliquant l’avancement des travaux
Près d’un an après la pose de la première pierre, la future cimenterie de Katanda (CEMENT KASAÏ SAS) reste au stade préparatoire. L’installation de l’usine n’a pas encore commencé et seules les constructions administratives avancent.
L’acheminement du matériel reste un défi majeur. Le trafic ferroviaire entre Lubumbashi et Mwene-Ditu, passage obligé pour transporter les équipements vers Mbuji-Mayi, est jugé irrégulier et peu fiable. Certains convois mettent plusieurs semaines avant d’arriver à destination, retardant d’autant le calendrier du projet.










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