Le Centre de recherche en ressources en eau du bassin du Congo (CRREBAC) a identifié cinq sites pilotes dans la province du Maniema pour implanter de mini-barrages électriques.
Les cinq sites retenus sont :
1° Mikelenge : un bassin versant urbain sujet aux inondations ;
2° La rivière Kasuku ;
3° La rivière Elila : dotée d’un grand potentiel hydroélectrique ;
4° La rivière Ulindi ;
5° La rivière Kunda.
Cette initiative vise à exploiter de manière durable le potentiel hydrique de la province pour favoriser son développement socio-économique tout en préservant l’écosystème.
Après études de faisabilité, il y aura soit la construction de mini-barrages hydroélectriques ou l’installation de stations météorologiques, dans le cadre du projet « Eau, Énergie et Écosystème » (WEEN), appuyé par la coopération allemande GIZ.
Le directeur du CRREBAC, professeur Raphaël Tshimanga, a souligné l’importance de ces ressources naturelles pour le Maniema.
Ces sites serviront de bases pilotes pour la collecte de données techniques nécessaires à l’évaluation du potentiel énergétique et à la gestion des risques liés à l’eau.
Maniema face aux problèmes récurrents d’électricité
La province du Maniema fait face à une crise énergétique chronique, marquée par des coupures récurrentes. Parmi les principales causes de cette situation , nous notons 4 causes :
1°Grèves à la SAKIMA : La Société aurifère du Kivu et du Maniema (SAKIMA), propriétaire de la centrale qui alimente la région, est régulièrement paralysée par des mouvements de grève. Les agents réclament plusieurs mois d’impayés, arrêtant ainsi la production, notamment à la centrale de Rutshurukulu.
En fin février 2025 par exemple, la ville de Kindu et la commune de Kalima étaient plongées dans le noir en raison d’une grève des agents de la SAKIMA, réclamant des mois de salaires impayés, ce qui a arrêté la centrale hydroélectrique de Rutshurukulu.
2°Vétusté et Défaillance des Infrastructures : La centrale hydroélectrique de Rutshurukulu est en panne prolongée, et d’autres infrastructures comme la centrale de Belia sont dans un état de délabrement avancé.
3°Dépendance et Gestion : La SNEL dépend de la SAKIMA pour la production, une structure qui souffre de mauvaise gestion et d’un manque de présence de ses responsables sur le terrain.
4°Insécurité et Manque d’Investissement : Le territoire de Kailo, par exemple, a été privé d’électricité pendant 22 ans, mettant en lumière le manque d’investissements structurels.










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