Les vendeurs du marché Mzee sont toujours présents sur le site ce jeudi 20 août 2026, malgré la date butoire fixée par les autorités urbaines de Lubumbashi pour leur délocalisation vers d’autres marchés. Jusqu’ à 13 heures de cette date fatidique, les étalages de vêtements, de légumes et d’autres marchandises occupaient encore les différents coins du marché, alors que le site doit être vidé de ses occupants afin d’être modernisé.
Et pourtant, la maire de la ville de Lubumbashi avait demandé aux commerçants de libérer le marché à partir de ce 20 août. Cette mesure doit permettre le lancement des travaux de modernisation. Mais à la mi-journée, aucune évacuation générale n’était visible. Les vendeurs continuaient à recevoir leurs clients et à vendre leurs produits dans les mêmes conditions que les jours précédents.
À Kamalondo, les places d’accueil se construisent
Au marché Kamalondo, l’un des marchés ciblés pour accueillir les vendeurs du marché Mzee, les travaux avancent pour préparer l’arrivée d’une partie des commerçants. Des étalages sont en construction sur le site. Le secrétaire principal du marché indique que plus de 500 places sont prévues, avec des installations sanitaires et des hangars destinés aux vendeurs.
Cette capacité doit permettre d’organiser l’arrivée de nouveaux commerçants sans déranger le fonctionnement du marché. La disponibilité des places reste toutefois un élément à surveiller, puisque les vendeurs de Mzée exercent dans plusieurs secteurs et auront besoin d’espaces adaptés à leurs activités.
Au marché des Plaines et celui du Peuple, les inscriptions avancent lentement
Les responsables des marchés des Plaines et du Peuple se disent également disposés à accueillir les commerçants déplacés. Sur place, les inscriptions restent cependant limitées. Peu de vendeurs du marché Mzee se sont encore présentés pour enregistrer leur activité et choisir leur nouveau point de vente.
Pour certains vendeurs interrogés, cette faible affluence s’expliquerait par les habitudes commerciales développées autour du marché Mzee. « Certains vendeurs travaillent depuis plusieurs années avec une clientèle qui connaît leur emplacement.Changer de marché signifie donc aussi prendre le risque de perdre une partie de ses clients et de devoir reconstruire une activité ailleurs » a-t-il indiqué.
Rwashi attire déjà davantage de vendeurs
La situation est différente au marché de la Rwashi. Selon ses responsables contactés, un nombre important de commerçants venus de Mzee ont déjà commencé à s’y enregistrer. Le mouvement montre que les vendeurs ne réagissent pas tous de la même manière à la délocalisation annoncée.
Le choix d’un nouveau marché dépend aussi de son accessibilité, de l’espace disponible et de la fréquentation. Pour les petits commerçants, ces éléments peuvent peser directement sur les ventes quotidiennes. La répartition des vendeurs entre les différents sites devrait donc se faire en tenant compte de leurs activités et de leurs besoins.
Une transition qui dépend aussi des infrastructures
La construction des étalages à Kamalondo montre que la délocalisation ne repose pas uniquement sur une décision administrative. Les marchés d’accueil doivent disposer d’espaces suffisants avant de recevoir les nouveaux occupants. Les sanitaires, les hangars, l’accès aux différents emplacements et les conditions de circulation des marchandises font aussi partie des besoins des commerçants.
La situation observée ce 20 août laisse apparaître un écart entre le calendrier annoncé et la réalité sur le terrain. Le marché Mzee reste occupé, tandis que les marchés d’accueil se préparent encore à des rythmes différents. La suite de l’opération dépendra donc de la capacité des autorités à organiser le transfert et des commerçants à rejoindre effectivement les nouveaux sites.
Loss-Adonis Ngoyi










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