À première vue, ce ne sont que des nids-de-poule. Mais pour les habitants du quartier Bel-Air, dans la commune de Kampemba dans la province du Haut Katanga en RDC, l’état de l’avenue Araucaria a un coût bien réel.
Cette route, empruntée chaque jour par les piétons, les motos, les tricycles et les véhicules de transport, est devenue un véritable frein à la mobilité et aux activités économiques.
Chaque passage sur ce tronçon endommagé rallonge le temps de trajet, augmente les dépenses de transport et complique les déplacements des habitants.
« Avant, je payais 500 francs pour arriver ici à Radem. Aujourd’hui, les motos demandent 1 500 francs. Quand une course coûtait 1 000 francs, on nous demande maintenant 1 500 francs. Les chauffeurs disent que leurs motos s’abîment sur cette route. C’est nous qui payons les conséquences!. » s’exclame José Mbuji, une passagère trouvée sur place.
La hausse des frais de transport réduit progressivement le pouvoir d’achat des ménages. Pour de nombreuses familles, chaque déplacement représente désormais une dépense supplémentaire qui s’ajoute au coût de la vie.
Les commerçants, eux aussi, subissent les effets de cette infrastructure dégradée. L’acheminement des marchandises vers les marchés de proximité devient plus coûteux, avec des répercussions sur les prix de vente. Seraphin Kalonji est vendeur.
« J’achète mes marchandises au centre-ville. Mais à cause de l’état de cette route, plusieurs transporteurs refusent d’arriver jusqu’ici ou demandent presque le triple du prix habituel. Cela augmente nos charges et nous oblige parfois à revoir les prix de produits. » a-t-il expliqué
Pour les transporteurs, les conséquences sont tout aussi importantes. Les crevaisons de pneus répétées, les pannes mécaniques et les pertes de temps réduisent le nombre de courses quotidiennes et alourdissent les coûts d’exploitation. Sous l’anonymat, ce chauffeur de bus témoigne.
« Nous faisons cette route tous les jours. Les pneus se crèvent souvent, les amortisseurs s’usent rapidement et les réparations coûtent cher. On perd aussi beaucoup de temps, ce qui diminue nos recettes à la fin de la journée. »
Au-delà des désagréments quotidiens, les riverains estiment que la réhabilitation de l’avenue Araucaria constitue un enjeu économique. Une route praticable faciliterait la circulation des personnes et des marchandises, réduirait les coûts de transport et contribuerait au développement des activités commerciales dans cette partie de Lubumbashi.
Loss-Adonis Ngoyi










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