Lubumbashi : CORAP, OCE et quelques Universités lancent une étude de données sur les pressions exercées sur les forêts de Miombo

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Lubumbashi : CORAP, OCE et quelques Universités lancent une étude de données sur les pressions exercA Lubumbashi, quelques organisations de la société civile et deux universités lancent une recherche sur les forêts de Miombo. Il s’agit précisément de produire des données sur les pressions exercées, mesurer les impacts sur les populations et surtout identifier des solutions énergétiques adaptées au Grand Katanga.

C’est dans ce cadre que s’est ouvert le vendredi 02 octobre 2026 dans la salle Arupe un atelier organisé par CORAP , Coalition des Organisations de la Société Civile pour le Suivi des Réformes et de l’Action Publique (CORAP), l’Observatoire Congolais de l’Environnement (OCE), le Parc national de Upemba, l’Université Nouveaux Horizons et l’Université de Lubumbashi. Intitulé études sur les dynamiques du Bois-Energie face à l’exploitation minière : Enjeux et Perspectives pour la préservation de la forêt de Miombo.

Pour rappel, les forêts de Miombo situées dans le Grand Katanga subissent beaucoup de pressions, d’un côté. De l’autre côté , l’appétit de plus en plus grand des ménages accentuent cette pression. Car elles dépendent fortement du bois et du charbon de bois pour leurs besoins en énergie.

Certaines études démontrent qu’autour de Lubumbashi, les données présentées dans le cadre du projet indiquent que la couverture de Miombo serait passée de 78 % à 40 % entre 1990 et 2022. Plus de 98 % des ménages de Lubumbashi utiliseraient par ailleurs le charbon de bois pour cuisiner.

A travers cet atelier, CORAP, OCE et les deux universités associent toutes les parties prenantes pour contribuer tout au long de cette étude en donnant leurs desiderata, leurs points de vue en lien avec ce projet sur le bois-énergie, dans le Miombo.

“Et tous avec tous ces acteurs ici, on veut avoir leur point de vue pour peaufiner notre méthodologie afin que le travail qui sera fait reflète les réalités de terrain, reflète réellement les attentes de toutes les parties prenantes. Voilà pourquoi nous n’avions pas voulu rester au niveau de notre consortium isolé. Nous avons voulu, comme on démarre au mois de février, réunir encore toutes les parties prenantes et travailler en commun pour recueillir ces éléments stratégiques indispensables afin de nous aider à peaufiner notre stratégie pour plus d’efficacité lors de la mise en œuvre de cette stratégie” a indiqué monsieur Martin Mpinda de l’OCE.

Présentation du Livre blanc

Faisant d’une pierre deux coups, le coordonnateur de CORAP, Emmanuel Musuyu a présenté le livre blanc. Cet ouvrage apporte des données sur le secteur minier, forestier, environnement, énergie et tous ces autres secteurs connexes. Et d’après le livre blanc, il s’observe un problème d’écologie politique.

“On a beaucoup de textes légaux, pour certains qui sont très appréciés et d’autres qui ont beaucoup de problèmes. Et donc, il était question pour nous d’établir le contexte sur la transition juste en RDC. Comment faire en sorte que ces différents textes sectoriels puissent être coordonnés à travers une stratégie nationale qui devra permettre à tous les acteurs, justement, d’apporter des solutions pour que la transition juste soit effectuée” a indiqué Emmanuel Musuya.

La société civile attend donc des institutions étatiques, une implication totale parce que c’est une affaire de tout le monde.

Après cet atelier, les organisateurs comptent avoir un document final pour permettre à ce que les équipes soient déployées sur le terrain avec une méthodologie déjà bien vérifiée.

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