Lubumbashi : 10 colliers placés sur le zèbre et 9 sur les éléphants, Tina Lain explique les objectifs de cette opération dans le parc de l’Upemba

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Au total 19 colliers ont été placés sur quelques habitants du parc de l’Upemba: 10 colliers placés sur les zèbres et 9 sur les éléphants, selon Mme Tina Lain, directrice et gestionnaire du site du Parc National de l’Upemba. Dans une interview accordée ce lundi 16 janvier 2026, elle explique le contour de cette opération de grande envergure lancée depuis 2025.

En mai 2025, le Parc National de l’Upemba , situé dans le sud de la RDC avait lancé une opération majeure de pose de colliers GPS sur des éléphants pour contrer le braconnage et réduire les conflits homme-faune.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts continus des gestionnaires de cette aire protégée pour renforcer la conservation des éléphants et réduire les conflits entre l’homme et la faune.
Cette initiative scientifique, impliquant des gardes et vétérinaires, permet un suivi en temps réel des déplacements de ce géant, assurant la protection de l’espèce dans le Haut-Katanga et le Haut-Lomami PFBC-CBFP.

D’après Mme Tina Lain, directrice et gestionnaire du site du Parc National de l’Upemba, l’opération était plus un succès pour le zèbre et quelques difficultés rencontrées avec les éléphants.

 » Le plus simple,est la pose de colliers sur les zèbres qui sont très proches de la station et on a réussi à mettre 10 colliers. Maintenant on arrive à suivre presque toute la population de zèbre parcequ’ils sont en groupe de familles de 20 jusqu’ à 60. Ils n’ont pas trop de difficultés car il n’ya pas vraiment de prédateurs près du plateau. Donc ça nous aide à les suivre et les recenser correctement » a-t-elle expliqué.

Par contre, les pachidermes causent beaucoup de difficultés.

 » L’opération de mise de colliers sur les éléphants initiée au mois de mai dernier, est bien plus compliquée. On a dû faire venir un hélicoptère et aussi un vétérinaire. Car si vous devez endormir l’éléphant, vous devez rapidement le réveiller sur un intervalle de temps et dans certaines conditions. On a eu beaucoup de défis. Au total on a réussi à mettre 9 colliers sur les 10 prévus » a-t-elle renchéri.

Un bon suivi assuré grâce à ces colliers

Pour ce qui est de suivi, 3 colliers posés sur les éléphants à l’intérieur de l’Upemba et 6 dans la zone d’Ankoro, à plus de 200 Km du parc de l’Upemba.
Grâce à ces colliers, tous leurs mouvements sont suivis. Aussi, précise Mme Tina, les éléphants qui ont agressé les habitants de Malembankulu sont d’Ankoro et non pas de l’Upemba.
Elle insiste sur la sensibilisation à faire pour une bonne cohabitation entre ces pachidermes et la population. Car ceux qui sont habitués à leur habitation naturelle ne pourront pas vivre dans un parc.
Elle désapprouve l’utilisation d’armes à feu pour les refouler car cela ne fait que les rendre agressifs. De spots radio en langues locales ont été faits pour sensibiliser la population de Malembankulu et les alentours afin de ne pas perdre ni les humains ni les champs non plus ces éléphants, un gain pour chaque partie.

Importance de l’opération de pose de colliers

Face à l’extension agricole et au braconnage, l’ICCN et ses partenaires ont lancé cette mission dans le cadre de la gestion du parc de l’Upemba. Cette initiative vise à suivre les déplacements des pachydermes en temps réel, récolter des données qui aident à gérer la cohabitation, notamment près de la cité d’Ankoro. La mission inclut également la collecte d’échantillons ADN pour étudier la génétique des éléphants et leurs mouvements transfrontaliers vers la Zambie.

La pose de ces colliers permet aussi de surveiller les mouvements des troupeaux, anticiper les menaces de braconnage, et atténuer les conflits homme-faune.

Ce qu’il faut savoir sur le parc de l’Upemba

Le parc national de l’Upemba, créé en 1939 dans la province du Haut-Katanga en RDC, est une vaste aire protégée de 11 730 km² réputée pour sa biodiversité exceptionnelle, notamment ses zèbres et éléphants de savane. Situé entre des montagnes et des lacs, il est essentiel pour la conservation, malgré des menaces liées à la pêche et au braconnage.
Le parc est une zone clé pour la biodiversité (KBA) et une zone de l’UICN (catégorie II) qui abrite 235 espèces de poissons et les derniers zèbres de la RDC. Il comprend le plateau des Kibara, des forêts de Miombo, et des zones inondées.
Faune : Refuge pour les éléphants de savane, les zèbres, et les buffles du Katanga.


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