Le ministre provincial de l’Agriculture du Lualaba, Jean-Pierre Kalenga Mupataie, a conduit une mission de terrain à Tenke, dans le territoire de Lubudi, pour préparer l’implantation d’infrastructures de stockage agricole d’une capacité totale de 32 500 tonnes. La mission, menée avec des experts de la Réserve stratégique générale (RSG) venus de Kinshasa, marque une première étape vers la mise en place de réserves alimentaires dans cette province minière.
Sur le site retenu à Tenke, les équipes de la RSG, les services techniques provinciaux et les autorités locales ont procédé aux premières évaluations. L’administrateur du territoire de Lubudi, le chef de la cité de Tenke ainsi que plusieurs responsables techniques ont participé aux travaux préparatoires destinés à déterminer les conditions nécessaires à la réalisation des infrastructures.
Le projet relève du programme national de constitution des réserves stratégiques alimentaires conduit par la RSG, un service spécialisé rattaché à la Présidence de la République. Le Lualaba fait partie des quatre provinces sélectionnées pour cette première phase. Les installations doivent notamment permettre de conserver les récoltes sur une plus longue période et de constituer des stocks mobilisables lorsque l’approvisionnement des marchés devient plus difficile.
Pour une province dont l’activité économique reste fortement liée à l’exploitation minière, le développement des capacités de stockage agricole répond aussi à une contrainte économique. Une production insuffisamment conservée peut entraîner des pertes après récolte et réduire les revenus des producteurs. Des capacités de stockage plus importantes peuvent, à l’inverse, donner aux agriculteurs davantage de possibilités pour écouler leurs produits en dehors des périodes de forte offre.
Les autorités provinciales voient également dans ces infrastructures un moyen de renforcer les activités situées en amont et en aval de la production. La conservation des récoltes peut soutenir l’organisation des filières, faciliter la transformation de certains produits et améliorer leur disponibilité sur les marchés locaux. L’objectif affiché est ainsi de faire de l’agriculture une activité économique complémentaire au secteur minier.
Loss-Adonis Ngoyi










Laisser un commentaire