Après les échauffourées observées à Kolwezi, la mesure suspendant les activités minières et la commercialisation des entités de traitement du cuivre et cobalt, a été partiellement levée spécialement dans le Lualaba. Une décision faisant suite aux échauffourées observées dans la ville le lundi 05 janvier 2026.
En effet, les creuseurs artisanaux étaient en colère après la publication de l’arrêté suspendant les activités minières et la commercialisation des entités de traitement du cuivre et cobalt. A travers des cris de colère, des casses de véhicules de particuliers, ils sont montés au créneau pour dénoncer cette mesure qui, selon eux, est perçue comme un arrêt brutal des activités pour des milliers de creuseurs, provoquant chômage et manque à gagner.
Le gouvernement provincial et des négociants miniers ont alerté sur les conséquences sociales désastreuses, tandis qu’une délégation du ministère est arrivée pour tenter d’apaiser la situation, clarifiant que l’arrêté ne vise pas l’artisanat en soi mais certaines entités de traitement, bien que la confusion persiste
Alors que l’arrêté ministériel (N°00946/CAB/MIN/MINES/01/2025), vivement critiqué par certains acteurs sociaux, ne vise qu’à encadrer le secteur informel. Malheureusement ses modalités (sanctions collectives, délais) font débat. La société civile critique également les sanctions collectives qui en découlent. Sans oublier, les délais irréalistes, le manque de mesures d’accompagnement pour les milliers de personnes qui en vivent.
A côté de ces critiques, certains y voient l’opportunité de professionnaliser le secteur via des circuits officiels comme l’EGC.
Car, rappelons-le, le but poursuivi n’est autre que la lutte contre l’exploitation illégale, la fraude et la contrebande. L’amélioration de la traçabilité et la conformité, ainsi que la restauration de l’ordre dans la chaîne de valeur minière.
Cet arrêté ne cible que les entités de traitement et de commercialisation non conformes, mais pas l’exploitation industrielle. Cette décision s’inscrit dans un effort plus large de l’État pour formaliser l’exploitation artisanale, conformément au Code minier.
Notons que des arrêtés antérieurs avaient déjà tenté d’encadrer l’ouverture des centres de négoce et le commerce des minerais, mais le résultat escompté n’est pas très visible. Cette mesure de choc vise donc à réformer en profondeur le secteur artisanal minier en RDC, malgré les défis sociaux qu’elle engendre.










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