Le laboratoire moderne du Centre d’Expertise, d’Évaluation et de Certification des Substances Minérales Précieuses et Semi-Précieuses (CEEC), permet désormais aux creuseurs artisanaux et tous les opérateurs miniers de connaître la composition réelle de leurs minerais lors de l’exportation et du transfert. Grace à une technologie de pointe, il réduit les marges d’erreur de calcul face aux injustices subies par les artisanaux dans un secteur longtemps dominé par l’opacité. D’où cet appel lancé à leur endroit à l’issue d’une visite guidée de quelques professionnels de média venus de Kinshasa.
Installé en plein milieu du centre de négoce de Musompo, ce laboratoire a pour vocation majeure d’apporter une aide incommensurable aux creuseurs artisanaux. Conçu pour accompagner le centre de négoce, ce laboratoire de CEEC a comme objectif de redonner aux creuseurs et aux coopératives une part équitable de la richesse qu’ils extraient du sous-sol.
« Ce laboratoire a été installé pour permettre aux creuseurs, négociants et coopératives de connaître la valeur réelle de leurs produits », explique Krystian Ilunga, chef de division financière du CEEC/Lualaba.
Dans un secteur où les prix sont souvent fixés sans base scientifique claire, les exploitants artisanaux restaient les grands perdants du système. Désormais, grâce aux analyses du CEEC, ils disposent d’un argument technique et d’une transparence qui rééquilibrent les discussions commerciales. D’où cet appel lancé à leur endroit pour en faire bon usage et bannir les craintes concernant les prix fixés pour les analyses. Une crainte se fondant uniquement au regard du bâtiment imposant et les matériels de derniers cris y installés dans le but de respecter les standards internationaux.
Différentes analyses effectuées au laboratoire du CEEC
Des analyses de toutes catégories sont effectuées chaque jour dans ce laboratoire avec des appareils très sophistiqués répondant aux normes internationales.
D’après Mike Tumbwe, chef de division adjoint du laboratoire, ils sont désormais en mesure de faire des analyses suivantes :
–analyse de cathodes de cuivre
– analyse de concentrés et des échantillons de l’environnement minier
– analyse des métaux majeurs (cuivre et cobalt)
– analyse de substances minérales brutes.
Un apport significatif de ce laboratoire déjà visible
En termes d’apport, les visiteurs de ce laboratoire ont réalisé son apport d’abord dans l’expertise et la certification qui passe d’abord par l’analyse des minerais.
En deuxième lieu, dans la lutte contre les exportations frauduleuses.
En effet, le laboratoire, équipé de spectromètres, permet de détecter les éléments rares, même en quantités infimes, présents dans les minerais comme le cuivre et le cobalt, luttant ainsi contre la fraude et l’exportation illégale de ces métaux.
En troisième lieu, le soutien aux communautés locales particulièrement les creuseurs artisanaux.
Ici, le laboratoire soutient les principes du commerce équitable en faveur des communautés locales, notamment par le biais d’initiatives dédiées à l’exploitation artisanale.
En quatrième lieu, le soutien au Commerce Équitable.
Pour le CEEC, l’accès direct au marché international via une plateforme américaine sécurisée (HOLDCO), permettant de mieux valoriser les produits miniers congolais. Il facilite l’évaluation de la conformité des exportations et le soutien au commerce équitable.
En cinquième lieu, il assure une bonne gouvernance et lutte contre la Fraude
En termes de traçabilité des produits, le CEEC assure le suivi de bout en bout de la chaîne d’approvisionnement pour garantir la traçabilité des produits miniers, réduisant ainsi les pertes dues aux circuits informels.
En sixième lieu, il améliore les Recettes Publiques et régénère de revenus.
Le CEEC contribue à la collecte de recettes publiques additionnelles pour l’État, les provinces et les localités, grâce à la détermination précise de la valeur des produits miniers.
Enfin, il renforce la position de la RDC.
En maîtrisant l’expertise, l’évaluation et la commercialisation de ses ressources, la RDC renforce sa position sur le marché mondial des matières premières. Doté d’équipements modernes, il permet de détecter la présence d’éléments rares dans les minerais et d’évaluer les rejets industriels, renforçant ainsi la maîtrise souveraine de la RDC sur ses ressources minières et améliorant les revenus de l’État.
Et fort de ce succès, le DG du CEEC Freddy Muamba a l’ambition de dupliquer ce modèle dans différentes villes où sont implantés leurs bureaux. A Lubumbashi par exemple, les travaux sont déjà avancés et bientôt un nouveau laboratoire verra le jour.










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