Deux jours après le drame survenu sur le site minier de Mulondo dans la province du Lualaba, l’Initiative pour la Protection des Droits de l’Homme (IPDHOR) appelle à la justice, à la vérité et à la fin de l’impunité. Cette organisation parle des affrontements violents avec les forces de l’ordre qui auraient causé des cas de noyade et bousculades entraînant l’effondrement du pont.
Elle tire ainsi la sonnette d’alarme et dénonce une manipulation de l’opinion tout en exigeant une enquête indépendante pour faire la lumière sur la mort de dizaines de creuseurs artisanaux.
La version de IPDHOR sur base de témoignages de rescapés
Léonard Zama, Directeur exécutif de l’IPDHOR se basant sur les témoignages recueillis auprès des rescapés, affirme que les allégations faisant état d’un glissement de terrain comme cause principale du drame de Mulondo sont infondées.
Il dénonce les fausses informations qualifiant ces creuseurs artisanaux de clandestins, alors que ces derniers sont généralement autorisés à travailler le week-end. Malheureusement pour eux, ils ont été pris pour cibles lors d’un affrontement avec les militaires commis à la sécurité du site minier.
IPDHOR confirme que plusieurs personnes ont trouvé la mort sous les balles tandis que d’autres ont péri dans une bousculade tragique lorsqu’elles tentaient de fuir.
La vie humaine est sacrée, que chacun réponde de ses actes!
Cette organisation est intransigeante : chacun doit répondre de ses actes car la vie humaine est sacrée.
C’est ainsi qu’elle réclame la création d’une Commission d’enquête mixte estimant que le bilan officiel de 49 morts est largement sous évalué et que des tentatives de dissimulation sont en cours.
Elle exige aussi l’interpellation iimmédiate des militaires présents ce jour-là afin de faire la lumière sur les ordres donnés et d’identifier les responsables.
L’IPDHOR insiste sur l’urgence de rétablir un climat de confiance; ce, dans un secteur minier artisanal souvent confronté à l’opacité et aux abus d’autorité.










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