Le Centre d’Aide juridico-judiciaire (CAJJ) et la Synergie des Organisations de la Société civile du Lualaba œuvrant dans le secteur des ressources naturelles (SOLOR) organisent, du 17 au 18 septembre 2026 à Kolwezi, un atelier consacré à la révision du Code minier.
La rencontre réunit plusieurs organisations de la société civile ainsi que des représentants des communautés vivant dans les zones d’exploitation minière.
Les travaux se tiennent au Lycée Mwanga et portent notamment sur l’application de certaines dispositions du Code minier dans les communautés affectées par les activités extractives. Les participants examinent les difficultés liées à l’exécution des cahiers des charges, à la dotation de 0,3 % destinée aux communautés et à la répartition de la redevance minière.
Ces mécanismes occupent une place importante dans les relations entre les entreprises minières, les autorités locales et les populations des zones concernées. Au Lualaba comme dans le Haut-Katanga, leur mise en œuvre fait régulièrement l’objet de discussions entre les différentes parties.
L’atelier réunit notamment des représentants d’IPDHOR, de la NSCC, de l’ICDH et de l’IBGDH. Des représentants de communautés de Samukinda, Kamimbi et Kaponda prennent également part aux échanges afin de présenter les difficultés rencontrées sur le terrain.
Pour les organisateurs, l’expérience du Lualaba constitue un point de départ pour examiner les dispositions du Code minier et leurs effets sur les communautés.
Me Josué Kashal, du CAJJ, estime que les acteurs locaux doivent être associés à la réflexion sur l’évolution du cadre légal applicable au secteur extractif.
Les échanges portent également sur les conditions d’indemnisation et de relocalisation des populations affectées par les projets miniers.
Henry Kasongo, président de la Commission diocésaine des ressources naturelles et de l’environnement, cite parmi les difficultés rencontrées l’indemnisation des personnes concernées, le manque de clarté autour de la relocalisation et la gouvernance locale.
Les participants cherchent ainsi à identifier les dispositions qui posent des difficultés dans leur application et à formuler des propositions susceptibles d’alimenter les discussions sur une éventuelle révision du Code minier.
Au terme des deux jours de travaux, les organisations participantes devraient disposer d’un ensemble de propositions issues des échanges entre acteurs de la société civile et représentants des communautés. Ces contributions pourront alimenter les débats sur l’évolution du cadre légal régissant l’exploitation minière et les relations entre opérateurs miniers et populations locales.
Loss-Adonis Ngoyi










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