38 sites miniers situés dans le Nord et Sud Kivu sont de nouveau interdits d’exploiter. Dans un arrêté ministériel, le ministre des Mines prolonge cette interdiction d’exploitation pendant six mois. Pour cause, l’insécurité persistante et le risque élevé de financement des groupes armés.
Cette mesure, officialisée par un nouvel arrêté ministériel, maintient pour six mois supplémentaires le statut « Rouge » appliqué à ces sites.
Les 38 sites concernés
Les zones concernées par cette mesure sont situées dans les territoires de Masisi (Nord-Kivu) et de Kalehe (Sud-Kivu), deux régions stratégiques et historiquement riches en minerais, mais durement affectées par les conflits armés et l’exploitation illégale. Et voici la liste de 38 sites concernés dont 20 pour le Nord-Kivu et 18 pour le Sud-kivu:
Pour le territoire de Masisi (Nord-Kivu): Bibatama Coltan ; Mataba Coltan; Gakombe Coltan ; Luwowo Coltan ; Bundjali Coltan ; Koyi Coltan ; Rwandanda Coltan ; Bihula Coltan et Cassitérite ; Mululu Coltan ; Kamarale / Kamarembe Coltan et Cassitérite ; Birambo Coltan ; Katernbe Coltan ; Karuba-Lushaki Coltan ; Mushake Coltan ; Katovu / Kalbako Coltan ; Katuwanda Coltan ; Mutindi Coltan ; Tanzanie Coltan ; Luhutu Coltan
Pour le territoire de kalehe (Sud-Kivu): Bihovu Cassitérite / Wolframite ; Biriki Coltan / Cassitérite ; Chankubangwa Cassitérite / Coltan ; Chez Madame Cassitérite / Coltan ; Filon 2 Cassitérite ; Funga Mwaka Cassitérite ; Kakenge Cassitérite ; Kalinbi Cassitérite ; Nyabibwe Cassitérite / Coltan ; Kilobwe Cassitérite / Coltan ; Kisongati Cassitérite / Coltan ; Koweit Cassitérite / Coltan ; Lijwe Cassitérite / Coltan ; Manga Cassitérite / Coltan ; Misumari Cassitérite / Coltan ; Mungwe Cassitérite / Coltan ; Nkwiro Coltan ; Ruziba coltan.
Enjeux sécuritaires et économiques à la base de cette décision
Le gouvernement congolais justifie cette décision par sa volonté de lutter contre le financement des groupes armés et de reprendre le contrôle d’un secteur minier fragilisé par des décennies d’exploitation illégale.
Cette mesure intervient dans un contexte où la sécurisation du secteur minier demeure un enjeu crucial pour la stabilité économique et politique de la RDC.
Par ailleurs, l’arrêté ministériel précise que les sites concernés pourront faire l’objet d’audits indépendants, menés par ses services ou par des organismes nationaux et internationaux tels que l’ONU ou l’OCDE.
Le même arrêté faut mention de requalification pour l’ensemble des 38 sites, cad leurs statuts pourraient être réévalués si les conditions sécuritaires et opérationnelles venaient à s’améliorer.
L’objectif final du gouvernement est de ramener ces sites de statut Rougeau statut « Vert », indiquant l’absence de risques dans la chaîne d’approvisionnement minière.










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