Kinshasa : le gouvernement valide la reddition des comptes du budget 2025

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Le gouvernement congolais a validé, vendredi 11 septembre 2026 à Kinshasa, le projet de loi portant reddition des comptes du budget de l’État pour l’exercice 2025. Présenté par le ministre des Finances au Conseil des ministres, le texte dresse le bilan des recettes et des dépenses réalisées au cours de l’année dernière.

À la clôture de l’exercice 2025, les recettes du budget du pouvoir central ont atteint 40 559,66 milliards de francs congolais, soit 80,01 % des prévisions. Les recettes internes ont, elles, atteint près de 91 % des montants prévus, avec 27 849,49 milliards de francs congolais mobilisés.

Les régies financières ont notamment dépassé leurs objectifs. Les recettes des impôts, hors secteurs pétrolier et minier, se sont élevées à 9 996,86 milliards de francs, soit 117,28 % des prévisions.

Les douanes et accises, hors recettes minières, ont généré 4 892,69 milliards de francs, pour un taux de réalisation de 123,23 %. La DGRAD a, de son côté, mobilisé 2 655,81 milliards de francs de recettes non fiscales, soit 105,83 % des prévisions.

Du côté des dépenses, le pouvoir central a exécuté 40 661,41 milliards de francs congolais, soit 80,21 % des crédits prévus. Le budget général présente ainsi un déficit de 1 000,12 milliards de francs.

Les budgets annexes affichent toutefois un excédent de 49,48 milliards de francs, tandis que les comptes spéciaux dégagent un solde positif de 848,89 milliards. Après consolidation de toutes les opérations budgétaires, le déficit global du pouvoir central s’établit à 101,75 milliards de francs congolais au 31 décembre 2025.

Ce déficit a principalement été financé par les émissions de bons et d’obligations du Trésor ainsi que par les appuis budgétaires. Le gouvernement rappelle que l’exercice 2025 s’est déroulé dans un contexte marqué par l’aggravation de la crise sécuritaire dans l’est de la RDC, avec une hausse des dépenses de défense, tout en maintenant les investissements sociaux prioritaires et les équilibres macroéconomiques.

Loss-Adonis Ngoyi


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