Un bras de fer entre la Gécamines et Buenasa autour de Chemaf, une entreprise privée spécialisée dans la production de cuivre et de cobalt (métaux stratégiques pour la transition énergétique) dans les provinces du Haut-Katanga et du Lualaba. Le différend opposant les deux parties, concerne principalement l’approbation de la vente des actifs de Chemaf, notamment ses projets de cuivre et cobalt, à un acquéreur chinois, Norin Mining, et l’approbation de la location du permis minier Mutoshi.
Contexte de ce différend
Si la Gécamines s’oppose à ce transfert, c’est en raison du fait que Chemaf loue le permis et le transfert doit être approuvé par l’État. De son côté , Chemaf affirme avoir l’aval du gouvernement. Ce qui crée un conflit juridique sur le contrôle de ces ressources stratégiques.
Pour rappel, fin 2024, Chemaf a annoncé un accord pour vendre ses actifs au groupe chinois Norin Mining, incluant des projets de cobalt sur des permis appartenant à Gécamines. Avis non partagé par cette société d’État qui refuse le transfert de propriété, affirmant avoir le droit d’approbation d’où son opposition à cette transaction.
Rappelons que le projet phare de Chemaf, Mutoshi, est situé sur un permis loué à Gécamines, source du litige sur les droits de transfert. Alors que Chemaf a l’appui du gouvernement congolais, mais Gécamines a obtenu un soutien important dans son différend, complexifiant la situation.
En bref, le bras de fer oppose la puissance de l’État congolais (via Gécamines) à des intérêts privés (Chemaf, Norin Mining) pour le contrôle des riches gisements de cuivre et de cobalt du Katanga, avec des enjeux financiers et stratégiques majeurs pour la RDC.










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