Ituri: Des défenseurs des droits humains exigent l’application des directives sur la présence de militaires dans les sites miniers

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Des défenseurs des droits humains ont appelé, mercredi 29 juillet 2026, les autorités congolaises à appliquer pleinement les directives du Président Félix Tshisekedi mettant fin à la présence de militaires et de policiers sur les sites d’exploitation minière de la province de l’Ituri.

Selon eux, cette mesure reste largement inappliquée dans plusieurs zones aurifères, notamment dans le territoire de Mambasa.

Rams Malikidogo, défenseur des droits humains, a estimé que la décision du chef de l’État n’avait pas encore produit les résultats attendus sur le terrain.
« Malgré la directive du Président de la République, Félix Tshisekedi, ordonnant la fin de la présence illégale des militaires et policiers dans les sites d’exploitation minière, cette mesure peine encore à produire ses effets dans le territoire de Mambasa, en province de l’Ituri. Voilà pourquoi nous lançons un appel aux autorités compétentes pour l’application effective de la décision présidentielle sur la fin de la présence illégale des militaires et policiers dans les sites d’exploitation minière », a-t-il déclaré.

Malgré les réformes engagées ces dernières années pour renforcer la transparence dans l’exploitation des ressources naturelles, plusieurs organisations de la société civile dénoncent la persistance de pratiques illégales impliquant des éléments des forces de défense et de sécurité sur certains sites d’exploitation artisanale.

Dans les zones minières de l’Ituri, en particulier à Mambasa, la présence de militaires et de policiers est régulièrement pointée du doigt par les organisations locales de défense des droits humains. Celles-ci estiment que cette situation favorise des abus, des tracasseries à l’encontre des exploitants artisanaux ainsi que des circuits parallèles d’exploitation et de commercialisation des minerais.

Pour les acteurs de la société civile, l’application effective de la directive présidentielle constituerait une étape importante vers une meilleure gouvernance du secteur minier. Ils estiment qu’un retrait des éléments des forces de sécurité des sites d’exploitation contribuerait à renforcer la confiance des communautés locales, à lutter contre l’exploitation illicite des ressources et à améliorer la traçabilité des minerais produits dans cette partie de l’est de la République démocratique du Congo.

La province de l’Ituri figure parmi les principales zones de production aurifère du pays. Son potentiel minier est toutefois confronté à des défis sécuritaires persistants, marqués par la présence de groupes armés et par des tensions autour du contrôle de certaines exploitations, faisant de la gouvernance minière une priorité centrale pour les autorités nationales.

Loss-Adonis Ngoyi


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