Haut-Katanga : la BCC appelle à maintenir les petites coupures dans les transactions

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Le directeur provincial de la Banque centrale du Congo au Haut-Katanga, Willy Kumbu a appelé vendredi 29 août 2026 la population de Lubumbashi à continuer d’utiliser les billets de 50, 100 et 200 francs congolais.

Dans sa communication , il rappelle que ces coupures ont toujours cours légal et peuvent servir dans les transactions. La BCC assure également que ses guichets disposent de stocks suffisants pour approvisionner les banques et les autres opérateurs économiques.

Selon Willy Kumbu, certaines personnes refusent pourtant ces petites coupures lorsqu’elles les reçoivent lors d’une transaction. Ce comportement concerne aussi certains commerçants qui préfèrent les billets de valeur plus élevée. La conséquence se fait surtout sentir lors des achats de faible montant, lorsque le vendeur ne dispose pas de monnaie pour rendre exactement la différence au client.

Le responsable provincial de la BCC estime que cette pratique peut favoriser l’arrondissement des prix. Un produit vendu, par exemple, à 200 francs peut ainsi être facturé davantage lorsque le vendeur ne dispose pas de petites coupures pour rendre la monnaie. À force de se répéter, ces écarts peuvent peser sur les dépenses quotidiennes des ménages, particulièrement pour les produits vendus à bas prix.

La Banque centrale invite les banques, les grands magasins, les supermarchés et les particuliers à retirer ces billets auprès de ses guichets. Elle rappelle que les coupures de 50, 100 et 200 francs font partie intégrante du système monétaire congolais. Leur faible présence dans les échanges ne signifie donc pas qu’elles ont été retirées de la circulation ou qu’elles ne sont plus reconnues par l’autorité monétaire.

Le problème des petites coupures a déjà été signalé dans d’autres provinces. À Tshikapa, dans le Kasaï, des commerçants avaient fait état en mars de difficultés à obtenir les billets de 50, 100 et 200 francs. Ils expliquaient que les transactions se faisaient de plus en plus avec des billets de 5 000, 10 000 ou 20 000 francs, ce qui compliquait les achats de faible valeur et le rendu de monnaie.

À Lubumbashi, la BCC appelle aussi les commerçants à abandonner certaines pratiques utilisées pour remplacer la monnaie. Dans quelques supermarchés, des clients reçoivent parfois des sucreries ou d’autres petits articles lorsqu’une partie de leur monnaie ne peut pas être rendue. Pour Willy Kumbu, les billets disponibles doivent retrouver leur place dans les échanges quotidiens, afin que chacun puisse payer et recevoir sa monnaie sans devoir accepter un produit à la place de la somme qui lui revient.

Loss-Adonis Ngoyi


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