Haut-Katanga: KITUMAÏNI dépiste plus de 105 000 personnes et met 2 118 patients sous traitement

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Plus de 24 000 personnes vivant avec le VIH sont actuellement prises en charge dans les cinq zones de santé couvertes par le projet KITUMAÏNI à Lubumbashi. Selon les résultats présentés pour l’année fiscale 2025-2026, 90 % des patients suivis ont atteint la suppression de leur charge virale. Au cours des trois premiers trimestres de cette période, le projet a également dépisté 105 794 personnes et identifié 2 227 cas positifs.

Parmi ces nouveaux cas, 2 118 personnes ont été mises sous traitement antirétroviral, soit un taux de prise en charge de 95 %. Le projet a également assuré des services de prévention auprès de 5 347 personnes dont le test s’est révélé négatif. Le taux global de séropositivité enregistré parmi les personnes dépistées s’est établi à 2 %.

Ces résultats couvrent la période allant du 1er octobre 2025 au 30 juin 2026. Ils témoignent du travail réalisé par les équipes de KITUMAÏNI dans le dépistage, l’orientation des patients vers les soins et leur suivi sous traitement.

*Des milliers de personnes suivies à Lubumbashi*

À Lubumbashi, le projet intervient dans cinq zones de santé. La cohorte suivie compte aujourd’hui 24 407 personnes sous antirétroviraux. Le projet met notamment l’accent sur le suivi individualisé des patients et la mise à jour régulière des données de prise en charge.

L’évolution est également visible depuis le lancement de KITUMAÏNI. En octobre 2024, le projet recensait 23 639 personnes vivant avec le VIH. Le nombre de patients actuellement pris en charge atteint 24 407.

Derrière ces chiffres se trouvent des parcours de vie qui illustrent les effets de la prise en charge. Le projet rapporte notamment l’histoire d’un patient dont la rencontre avec une professionnelle de santé, elle-même vivant avec le VIH, a progressivement changé son rapport à la maladie.

*De la peur du VIH à une nouvelle vie*

Au début de cette histoire, il y a un homme confronté au diagnostic du VIH et aux incertitudes qui l’accompagnent. Le Dr Jean-Désiré, présenté comme l’un des professionnels ayant participé à son accompagnement, raconte avoir voulu aller au-delà du seul traitement médical.

« Je n’ai pas seulement vu un patient à soigner, j’ai vu un être humain qui avait besoin d’espoir », rapporte le témoignage.
Le patient rencontre ensuite Clémence, une professionnelle de santé vivant également avec le VIH. Leur relation évolue jusqu’au mariage. Le couple aura par la suite des enfants en bonne santé, selon le récit partagé par le projet KITUMAÏNI.

Cette histoire met un visage sur les statistiques du programme. Elle montre aussi que la prise en charge ne se limite pas à la prescription des antirétroviraux. L’accompagnement et l’écoute occupent une place importante dans le parcours des personnes suivies.

*Le défi reste celui de la continuité des soins*

Avec 2 118 nouveaux patients mis sous traitement sur les 2 227 cas diagnostiqués, KITUMAÏNI affiche un taux d’initiation au traitement de 95 % pour la période considérée. Le projet cherche également à maintenir les patients dans le parcours de soins grâce au suivi régulier.

La suppression de la charge virale constitue l’un des principaux indicateurs mis en avant par le programme. À Lubumbashi, elle concerne 90 % des patients suivis, selon les données communiquées par KITUMAÏNI.

À travers le dépistage, la prévention, le traitement et le suivi, le projet poursuit ainsi son intervention auprès des personnes vivant avec le VIH dans le Haut-Katanga. Les chiffres de 2025-2026 montrent l’ampleur de cette prise en charge, tandis que les témoignages de patients rappellent que derrière chaque donnée se trouve une histoire humaine.

Loss-Adonis Ngoyi


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