DRC Investissement Forum 2026:  » Chez TFM, nos activités sont axées sur une approche fondée sur les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance « , affirme John Woto

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Le géant minier Tenke Fungurume Mining privilégie, dans ses activités , une approche axée sur les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance, ESG. TFM ne se contente pas seulement de ses productions mais plus encore elle accorde une grande importance au dialogue avec les communautés riveraines, l’accompagnement des fournisseurs et sous-traitants locaux. John Woto, DGA de TFM l’audit ce vendredi 28 août 2026 alors qu’il intervenait dans l’un des panels de DRC Investissement Forum ouvert depuis ce jeudi à Kinshasa.

La participation de TFM au DRC Investment Forum 2026 intervient ainsi dans un débat plus large sur l’avenir du secteur minier congolais confronté à deux exigences : d’un côté, avec ses importantes réserves de cuivre et de cobalt, la RDC occupe une position stratégique dans les chaînes d’approvisionnement liées à l’électrification et à la transition énergétique.

De l’autre côté, cette position stratégique impose également de nouvelles exigences: il ne suffit pas de produire davantage mais il faut produire de manière responsable, créer des emplois, développer les compétences locales, soutenir les communautés et préserver l’environnement.

C’est dans cette perspective que TFM présente son approche ESG comme un élément de sa stratégie d’investissement en RDC. Une démarche qui tend à créer la crédibilité grâce à sa capacité à transformer les engagements annoncés en résultats mesurables, vérifiables et durables pour l’entreprise, les travailleurs, les communautés et l’État congolais.

Le DGA John Woto l’a si bien dit dans son intervention de ce vendredi : une grande importance doit être accordée, dans chaque entreprise minière, sur les questions liées à l’environnement, au social et à la gouvernance.

« Pour toute entreprise minière, la question de l’environnement, du social et de la gouvernance est très importante, car nous ne devons pas nous baser uniquement sur la production. Il y a aussi les populations riveraines et le personnel avec qui nous vivons et travaillons, notamment nos employés. Cette question est capitale pour toute entreprise minière, dans le monde entier et pas seulement en République démocratique du Congo », a-t-il indiqué.

Comment TFM intégre les enjeux de développement durable, de responsabilité sociale et de gouvernance dans ses activités ?

A cette question, John Woto a largement expliqué avec des évidences palpables.

Sur le plan environnemental,

L’environnement au cœur des opérations chez TFM. Ce qui fait que ce géant inscrive ses activités dans une politique visant notamment la gestion de l’eau, la protection de la biodiversité, la gestion des déchets et la lutte contre la pollution.

« Nous faisons régulièrement l’objet d’audits, notamment environnementaux, destinés à vérifier si nos opérations sont responsables et conformes aux normes requises. TFM accorde beaucoup d’importance à la communication avec les communautés riveraines. Nous avons des projets à fort impact, car la vraie question est : après la mine, que reste-t-il ? », a-t-il fait savoir avant de souligner que la politique de TFM découle du cadre environnemental du groupe CMOC, maison mère, dont les orientations ont été actualisées en 2024.

Rappelons également que TFM est la première mine d’Afrique à obtenir, en 2024, la certification Copper Mark, présentée comme une reconnaissance de ses pratiques en matière de production responsable.

Sur le plan social

Chez TFM, le social est perçu comme le levier de développement local. C’est donc le deuxième pilier de l’approche ESG de TFM qui concerne le développement humain et économique des communautés environnantes.
Dans sa politique, elle met en avant ses investissements dans l’éducation, la santé, l’agriculture, les infrastructures et l’autonomisation des femmes.

En 2026, TFM avait procédé à la remise d’infrastructures communautaires réalisées dans le cadre de son cahier des charges conclu avec les communautés locales.

Au-delà de l’emploi direct, les investissements communautaires constituent un autre mécanisme de redistribution des retombées de l’activité minière. La Dotation TFM, alimentée à hauteur de 0,3 % du chiffre d’affaires selon les informations publiées par l’entreprise, finance notamment des projets d’infrastructures et de développement local.

Enfin, sur le plan gouvernance

De plus en plus, les entreprises minières sont soumises aux exigences internationales de traçabilité, de transparence et de responsabilité. Les attentes des investisseurs internationaux accordent désormais une attention croissante à la manière dont les minerais sont produits. Pour la RDC, l’enjeu est donc double : attirer les capitaux nécessaires au développement de son industrie minière et démontrer que l’exploitation de ses ressources peut contribuer durablement au développement national.

Le DGA Woto a aussi affirmé que TFM accorde une place importante au développement des compétences congolaises et à l’emploi local.

Faisant allusion aux développements de compétences congolaises, John Woto a présenté devant les banquiers, présents à ce Forum, les difficultés d’accès au financement auxquelles sont confrontés de nombreux fournisseurs, sous-traitants et entrepreneurs locaux. Il a présenté l’accompagnement de ces acteurs comme un enjeu directement lié au fonctionnement de la chaîne de production.

« Chez TFM, nous accompagnons l’ensemble de nos fournisseurs et sous-traitants en les orientant vers des partenaires susceptibles de répondre favorablement à leurs besoins », a-t-il expliqué.

D’après Woto, les entreprises locales interviennent à différentes étapes des activités minières allant des travaux d’excavation jusqu’à la fourniture des consommables nécessaires à la production du concentré de cuivre ou de l’hydroxyde de cobalt. Leur capacité à exécuter leurs contrats contribue ainsi à la continuité des opérations industrielles.

Ce panel de DRC Investissement Forum a permis aux participants de revenir également sur les obstacles qui limitent l’accès des coopératives et des entreprises sous-traitantes au financement bancaire.

Parmi ces contraintes figurent le niveau des taux d’intérêt, l’insuffisance de la traçabilité ainsi que l’absence de données fiables permettant aux banques d’évaluer les acteurs concernés.

En guise de solution,il propose l’identification des exploitants artisanaux, la connaissance du client, communément appelée KYC, et l’établissement de profils fiables constituent des préalables à une meilleure prise en charge de leurs besoins par les établissements financiers.

DRC Investissement Forum, rappelons-le a été organisé du 26 au 28 août 2026 à Kinshasa. Cette plateforme a rapproché investisseurs internationaux, entreprises, décideurs publics et porteurs de projets autour des opportunités d’investissement en RDC.

L’ambition majeure affichée à ce forum: se résume autour de ce souci de faire passer la RDC d’une économie connue pour son potentiel à une économie capable de transformer ce potentiel en investissements productifs et en valeur ajoutée locale. Il s’agit de mines, infrastructures, énergie, agriculture, entrepreneuriat, contenu local et investissement responsable comme principaux piliers de cette nouvelle dynamique.

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