Cuivre : stocks chinois, production minière et politiques américaines pèseront sur le marché en 2027

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Le marché mondial du cuivre pourrait connaître un excédent ou un manque de métal en 2027, selon les prévisions des banques Macquarie et BMO Capital Markets. Les deux établissements ne partagent pas les mêmes estimations sur la quantité de cuivre disponible dans le monde.

La Chine occupe la première place sur ce marché mondial. Selon le Groupe International d’Etude du cuivre (ICSG), elle représente 59 % de la demande mondiale de cuivre raffiné. Pourtant, ses fonderies rencontrent des difficultés pour obtenir suffisamment de concentrés de cuivre, la matière première utilisée pour produire le métal raffiné. Cette situation a fait baisser les frais payés aux fonderies pour transformer ces concentrés. Sur le marché au comptant, ces frais sont même devenus négatifs.

Les stocks chinois remontent

Début septembre 2026, Saxo avait signalé une baisse des stocks de cuivre dans les entrepôts suivis par la Bourse de Shanghai. Les ventes de cuivre aux États-Unis ont aussi réduit les quantités disponibles sur certains autres marchés, notamment en Asie.

Mais les stocks chinois ont ensuite augmenté. Selon Shanghai Metals Market, les réserves de cuivre suivies dans les principales régions du pays ont progressé de 12 100 tonnes en une semaine, pour atteindre environ 110 000 tonnes au 15 octobre.

Deux prévisions différentes pour 2027

La banque Macquarie prévoit un excédent mondial de cuivre supérieur à 700 000 tonnes par an en moyenne à partir de 2027. Cela signifie que la quantité de cuivre produite pourrait dépasser les besoins du marché. La banque estime aussi qu’un abandon clair des droits de douane américains pourrait faire baisser les prix et encourager le transfert de cuivre vers d’autres entrepôts internationaux.

BMO Capital Markets prévoit, au contraire, un léger manque de cuivre à partir de 2027. Selon cette banque, une partie des stocks accumulés aux États-Unis pourrait y rester pendant plusieurs années. Elle estime également que ces stocks correspondent en partie à du cuivre déplacé depuis d’autres régions, notamment la Chine, plutôt qu’à une augmentation des réserves mondiales.

Loss-Adonis Ngoyi


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