COP 30-Brésil : Voici les sujets clés de la conférence de Belém sur les changements climatiques

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La faiblesse des ambitions climatiques internationales, le manque criant de financement pour les pays pauvres et la protection des forêts, sont là les trois principaux sujets qui pourront être débattus lors de la 30ème Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques COP 30 qui s’ouvre du 10 au 21 novembre 2025 à Belém, dans le nord du Brésil, capitale de l’État du Pará au sein de l’Amazonie.

Le 10 novembre, la communauté internationale se réunira au Brésil à l’occasion de la conférence de Belém sur les changements climatiques, ou COP 30, après les deux années les plus chaudes jamais enregistrées. En effet, l’année dernière, un nouveau record a été établi : La barre tant redoutée des +1,5°C d’augmentation de la température moyenne mondiale par rapport à la période préindustrielle, a été franchie. Le constat est simple, 2024, est l’année la plus chaude jamais enregistrée, alors que 2023 battait déjà des records de températures.

Ce qu’il faut retenir de trois sujets clés de cette 30ème édition : La faiblesse des ambitions climatiques internationales, le manque criant de financement pour les pays pauvres et la protection des forêts.

Primo, la faiblesse des ambitions climatiques internationales,

Notons que la faiblesse des ambitions climatiques internationales est due à un écart entre les engagements et la réalité des émissions de gaz à effet de serre (GES), à des objectifs insuffisamment ambitieux, et à des actions de mise en œuvre lacunaires. Cette faiblesse se manifeste par des conséquences graves, comme l’aggravation des phénomènes météorologiques extrêmes et une menace accrue sur la santé et la sécurité alimentaire, ainsi qu’un manque de soutien financier et des intérêts de lobbies qui entravent le progrès.

Selon les experts, plusieurs raisons expliquent cette faiblesse des ambitions, il y a notamment :

Mise en œuvre lacunaire : Les objectifs fixés sont souvent mal mis en œuvre sur le terrain, ce qui aggrave les problèmes.

Ambitions insuffisantes des engagements actuels : Malgré les objectifs fixés, les émissions mondiales continuent d’augmenter. Même si tous les engagements actuels étaient respectés, le réchauffement dépasserait probablement le seuil de 1,5°C.

Exemple de trajectoire : Pour limiter le réchauffement à 1,5°C, une réduction des émissions de près de 50% d’ici 2030 est nécessaire. Cependant, les trajectoires actuelles ne permettent qu’une augmentation de la température d’environ 2,6 à 3,1°C d’ici la fin du siècle.

Influence des lobbies industriels : L’influence de lobbies, par exemple ceux de l’industrie pétrolière, peut entraver les progrès et le financement de solutions durables, comme l’a montré l’exemple de la COP 28.

Obstacles au niveau national et international : Le système international, fondé sur des accords entre États souverains, peine à aboutir à des consensus forts pour réduire les émissions. Les moyens mis en place sont insuffisants et les politiques nationales varient grandement en fonction du développement économique de chaque pays.

Secundo, le manque criant de financement pour les pays pauvres

Ce problème complexe résulte de plusieurs facteurs, notamment :

Des baisses du financement de l’aide au développement. Ici, des baisses soudaines et inattendues du soutien des donateurs, qu’il s’agisse des gouvernements, du secteur privé ou des organisations philanthropiques, menacent directement les programmes humanitaires et de développement,

Des niveaux d’endettement élevés : De nombreux pays pauvres sont déjà lourdement endettés, une situation aggravée par des crises comme la COVID-19, ce qui rend plus difficile l’accès à des financements durables et accroît les risques de surendettement.

Une mauvaise gestion des ressources existantes : Certains pays sont critiqués pour leur mauvaise gestion et leur manque de transparence dans la mise en œuvre des projets, ce qui peut nuire à leur crédibilité auprès des bailleurs de fonds.

Dépendance à des financements externes : L’accent mis sur le « financement mixte » (combinaison de financements publics et privés) est jugé par certains comme irréaliste et risquant de saper les programmes de lutte contre la pauvreté si des réglementations appropriées ne sont pas mises en place.

Cette crise de financement a des conséquences dramatiques sur la survie des populations, la prestation de services essentiels (santé, éducation, etc.) et la mise en œuvre de projets de développement à long terme.

Tertio, la protection des forêts

Cela implique des mesures à grande échelle comme :

La lutte contre la déforestation : Mettre fin à la déforestation en stoppant les pratiques destructrices, notamment celles liées à l’agriculture et à l’exploitation forestière.

Le reboisement : Planter de nouveaux arbres pour restaurer les forêts dégradées et compenser les coupes.

La création de réserves naturelles : Protéger des zones forestières importantes pour la biodiversité et les écosystèmes.

Développement de l’agroforesterie : Intégrer des arbres dans les systèmes agricoles pour créer des chaînes de valeur plus durables et écologique

Gestion durable des forêts : Assurer une exploitation des forêts qui ne les détruit pas, en utilisant des labels de certification comme le FSC ou le PEFC qui garantissent des pratiques respectueuses de l’environnement et des communautés. Ces mesures sont cruciales pour préserver la biodiversité, lutter contre le changement climatique en stockant du carbone et en purifiant l’air, stabiliser les sols et maintenir la qualité de l’eau.

Soulignons que les attentes à ce COP30 sont élevées. Elle marquera ainsi une décennie depuis l’adoption de l’Accord de Paris, offrant l’occasion de réfléchir aux progrès réalisés, d’évaluer les engagements nationaux actualisés et d’examiner ce qui a réellement été accompli. Mais l’urgence va bien au-delà des échéances commémoratives. Partout dans le monde, les gros titres sur les inondations, sécheresses et incendies – souvent scientifiquement liés au changement climatique d’origine humaine – rappellent les conséquences immédiates et croissantes sur les vies, les économies et les écosystèmes.


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