Botswana : NexMetals augmente les ressources de son projet de cuivre et nickel Selebi

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La compagnie canadienne NexMetals Mining a annoncé, jeudi 1er octobre 2026, une hausse de 72 % des ressources minérales de son projet Selebi, au Botswana, où le cuivre, le nickel et le cobalt ont été identifiés.

Cette nouvelle estimation intervient alors que le pays cherche à diversifier son économie et à développer de nouveaux projets miniers au-delà de son industrie historique du diamant.

Selon la nouvelle estimation, les ressources de Selebi contiennent désormais environ 495 400 tonnes de cuivre et 316 800 tonnes de nickel. L’évaluation marque une progression par rapport à celle publiée en 2024 et renforce la place du projet dans le portefeuille de NexMetals.

*Le cuivre, le nickel et le cobalt gagnent du terrain*

Selebi n’est pas le seul projet botswanais à avoir enregistré une progression récente. À Selkirk, dans un autre projet de NexMetals, la compagnie avait annoncé en juin une augmentation de 70 % du potentiel minéral identifié. Le site présente également des ressources en cuivre, nickel et cobalt.

D’autres entreprises développent parallèlement des projets dans le pays. Giyani Metals avance sur K.Hill, un projet de manganèse pour lequel la compagnie a publié en mai une étude de faisabilité définitive. Le développement de cette future mine représente un investissement estimé à 535 millions de dollars.
Le projet doit produire des produits à base de manganèse destinés notamment à la fabrication de précurseurs pour les batteries de véhicules électriques et les systèmes de stockage d’énergie.

*Le Botswana cherche de nouvelles ressources*

Les terres rares figurent également parmi les ressources recherchées dans le pays. La société Tsodilo Resources poursuit ses travaux d’exploration sur le projet Gcwihaba, où elle a identifié un potentiel en terres rares ainsi que d’autres substances considérées comme stratégiques pour plusieurs industries.

Ces différents projets arrivent alors que l’économie botswanaise reste fortement dépendante du diamant. Les pierres représentent environ un quart du produit intérieur brut et près de 80 % des exportations du pays.

Le développement de nouvelles activités minières constitue ainsi l’une des pistes explorées par le Botswana pour diversifier ses sources de revenus. Le pays dispose déjà d’une production de cuivre avec des opérations comme Khoemacau et Motheo, même si les volumes restent inférieurs à ceux de grands producteurs africains comme la RDC ou la Zambie.

*Des financements encore nécessaires*

Le développement de ces nouveaux projets dépend toutefois de leur passage aux différentes étapes techniques et financières. À K.Hill, Giyani Metals a obtenu une lettre d’intention de la Banque d’import-export des États-Unis pour un financement pouvant atteindre 225 millions de dollars.
Cette annonce intervient alors que les États-Unis, la Chine, l’Union européenne et d’autres puissances cherchent à sécuriser leurs approvisionnements en minerais utilisés notamment dans les technologies énergétiques et industrielles.

Pour le Botswana, l’enjeu est désormais de transformer les ressources identifiées en projets économiquement réalisables. Les prochaines étapes concerneront notamment les études techniques, les financements, l’exploration et, pour les projets suffisamment avancés, la construction des infrastructures nécessaires à leur exploitation.

Avec Selebi, Selkirk, K.Hill et Gcwihaba, le pays élargit progressivement son portefeuille minier. La concrétisation de ces projets permettra de mesurer la place que le cuivre, le nickel, le cobalt, le manganèse et les terres rares pourront prendre dans l’économie botswanaise aux côtés du diamant.

Loss-Adonis Ngoyi


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