La Générale des carrières et des mines (Gécamines) arrive en tête des détenteurs de droits miniers et de carrières en République démocratique du Congo, avec 120 titres recensés, dont 104 au statut « Actif ». Elle devance la Société minière de Bakwanga (MIBA), qui en compte 71, et Chemical of Africa, avec 55 droits, selon le registre du Cadastre minier (CAMI) arrêté au 30 septembre 2026.
Publié par le CAMI, ce registre recense 3 437 droits miniers et de carrières à travers le pays. Il précise notamment l’identité des titulaires, la nature des titres, leurs dates d’octroi et d’expiration, leur statut administratif ainsi que leur localisation.
Avec ses 120 titres, la Gécamines représente environ 3,5 % de l’ensemble des droits répertoriés. Sur ce total, 104 sont classés « Actif ». Les 16 autres relèvent de situations administratives dont la répartition n’est pas détaillée dans les données disponibles.
La MIBA totalise 71 titres, dont 36 classés « réclamés »
La MIBA occupe la deuxième place du classement, avec 71 droits miniers et de carrières. Parmi eux, 36 sont classés « réclamés » dans le registre du CAMI. Cette catégorie administrative se distingue du statut « Actif » simple.
Chemical of Africa arrive en troisième position avec 55 titres, devant Kwango Mines, qui en détient 47. Ce classement porte uniquement sur le nombre de droits recensés. Il ne permet pas de déterminer, à lui seul, le poids économique de chaque entreprise dans l’industrie minière congolaise.
Le nombre de titres ne renseigne pas directement sur les superficies couvertes, ni sur les investissements réalisés, ni sur les volumes de production ou les revenus générés par les titulaires. L’analyse du portefeuille minier nécessite donc de prendre en compte d’autres indicateurs.
La Minière de Kisenge domine par superficie
Le classement change lorsqu’il repose sur l’étendue des périmètres miniers. La Société commerciale La Minière de Kisenge « Manganèse » arrive en tête selon ce critère, avec 12 380 carrés miniers, d’après le registre du CAMI.
Cette différence montre que le nombre de titres détenus ne correspond pas nécessairement à la superficie totale couverte. L’analyse du patrimoine minier doit également tenir compte de l’étendue des concessions et du statut administratif de chaque droit.
Plus de la moitié des droits ne sont pas au statut « Actif » simple
Sur les 3 437 droits recensés, le CAMI dénombre 2 064 permis de recherches, 712 permis d’exploitation et 120 permis d’exploitation de petite mine. Le registre comprend également 25 permis d’exploitation des rejets et 507 titres de carrières relevant des catégories recensées dans le document.
Au total, 1 529 droits, soit environ 44,5 % du portefeuille, sont classés « Actif » simple. Les autres relèvent de différentes situations administratives, notamment les procédures de déchéance, les cas de force majeure, les transformations et les renouvellements.
Ces données dressent un état du portefeuille des droits miniers et de carrières en RDC à la fin du mois de septembre 2026. Elles permettent de comparer le nombre de titres détenus par les différents opérateurs, sans toutefois établir leur niveau réel d’activité sur le terrain.
Loss-Adonis Ngoyi









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