Le géant Suisse de l’extraction minière et du négoce des matières premières, Glencore a annoncé jeudi 08 janvier 2026, être en discussion avec son concurrent anglo-australien Rio Tinto en vue d’une éventuelle fusion évaluée à 260 milliards $ US. Une intervention à la suite de rumeurs publiées dans la presse.
Dans un communiqué publié le même jour, le groupe a confirmé que ces discussions préliminaires concernant un possible rapprochement d’une partie ou de toutes leurs activités.
Aussi, le géant anglo-australien, qui a confirmé le début des pourparlers dans un communiqué publié sur son site, devra lui indiquer s’il souhaite ou non lui soumettre une offre d’ici le 5 février «au plus tard». Glencore insiste cependant en prévenant qu’il n’y a «aucune certitude» sur le fait qu’ils débouchent sur un accord. Et si cet accord aboutit, Glencore explique s’attendre à ce que ce rapprochement se fasse au moyen d’un rachat par Rio Tinto pour l’instant.
L’avenir de la Fonderie Horne en jeu
Pour le Québec, ces discussions surviennent dans un contexte déjà tendu, notamment à la Fonderie Horne, à Rouyn-Noranda, propriété de Glencore.
En effet, au mois de décembre dernier, les 300 millions de dollars nécessaires à la modernisation de l’usine étaient jugés à risque. Depuis, la situation s’est encore détériorée. Mercredi, il a été confirmé que la survie même de l’usine était en jeu.
La filière «cuivre Amérique du Nord» a demandé au gouvernement Legault un délai supplémentaire afin d’obtenir des clarifications sur l’avenir des opérations, notamment en ce qui concerne les seuils d’émissions atmosphériques.
Malgré tout, Glencore affirme vouloir maintenir la cadence des projets de réduction des contaminants. «Nous sommes convaincus d’en arriver à une conclusion positive», soutient Vincent Plante, directeur général de la filière, en entrevue à TVA.
Le cabinet de François Legault confirme que les pourparlers sont en cours, tout en rappelant que la Fonderie devra amorcer les investissements requis pour parvenir à une entente.
Vente d’actifs de Rio Tinto pour ne pas céder aux propositions de Chinois
Rappelons aussi que, selon plusieurs analystes, Rio Tinto envisagerait de vendre ses activités canadiennes de minerai de fer ainsi que plusieurs actifs dans le lithium.
En décembre, Goldman Sachs soulignait que ces actifs pourraient servir de monnaie d’échange afin de réduire l’exposition du groupe à des investisseurs chinois, une présence qui irrite depuis longtemps une partie des actionnaires.










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