Le gouvernement congolais a appelé, mercredi 28 octobre 2026, dans le Lualaba, les opérateurs miniers industriels à accélérer la finalisation du projet de décret encadrant la participation des Congolais au capital des sociétés minières. Cette démarche vise à rendre effective l’obligation de réserver au moins 10 % du capital aux personnes physiques congolaises, dont 5 % aux travailleurs, alors que le moratoire accordé aux entreprises a expiré le 31 juillet dernier.
Le ministre des Mines a lancé cet appel lors d’une rencontre avec les opérateurs miniers, en présence de la ministre de l’Environnement, de la gouverneure Fifi Masuka Saini, de la Chambre des Mines, de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) et de plusieurs services de l’État.
Les échanges ont également porté sur l’encadrement de l’exploitation artisanale et le respect des normes environnementales. Le ministre a insisté sur la nécessité de finaliser le texte d’application de cette disposition du Code minier révisé en 2018. « Il est temps que les richesses de notre sous-sol contribuent davantage au développement de notre pays et au bien-être de nos populations, tout en tenant compte des préoccupations des investisseurs », a-t-il déclaré.
Des modalités encore à préciser
Le Code minier impose aux sociétés minières de réserver au moins 10 % de leur capital aux personnes physiques congolaises. Le Règlement minier répartit cette participation en deux tranches de 5 %, dont une destinée aux employés. Malgré l’expiration du moratoire, les modalités de valorisation des actions, de transfert et de gestion des parts des travailleurs restent à définir.
Selon Reuters, une commission réunissant le ministère des Mines, les entreprises et la Chambre des Mines a terminé ses travaux le 31 juillet. Un projet de décret prévoit notamment des prêts sans intérêt pour financer l’acquisition des parts des employés, détenues par des coopératives et remboursées grâce aux dividendes.
L’exploitation artisanale au centre des préoccupations
Le gouvernement a également encouragé les industriels à collaborer à la viabilisation des zones d’exploitation artisanale (ZEA), à l’accompagnement des coopératives et à la formation professionnelle. Cette orientation intervient après les manifestations des creuseurs organisées à Kolwezi du 19 au 21 octobre. Ces derniers réclament également la mise en œuvre des 33 ZEA annoncées et contestent la reprise de certains sites.
Asia Kayombo










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