Favorable à la signature par la RDC de différents contrats sur les minerais stratégiques, Jean Jacques Kayembe conditionne tous ces partenariats. Il faut penser à la modélisation de tous les contrats miniers signés à l’international, propose le coordonnateur de l’initiative sur la transparence dans le secteur extractif, ITIE. Il était, ce mercredi 28 octobre 2026, l’un des panélistes à l’ouverture de la 10e édition de Alternative Indaba Mining RDC à l’hôtel Karavia de Lubumbashi.
D’après Jean Jacques Kayembe, lorsque ces accords se traduisent en contrats, il faut les modéliser pour déterminer quelle part de la rente revient réellement à la RDC.
Il estime que la modélisation présente un avantage : elle nous permet de déterminer, de manière dynamique, ce que le pays peut gagner et de poursuivre les analyses sur cette base. Cela permet aussi de déterminer les meilleures conditions fiscales pour les investisseurs en RDC, afin qu’ils soient compétitifs à l’échelle internationale et que notre pays puisse bénéficier d’une part de la rente minière.
“Les accords que nous avons signés, notamment le contrat chinois évoqué précédemment, n’ont pas fait l’objet d’une modélisation permettant de disposer d’une base de comparaison avec les autres contrats conclus depuis lors. C’est pourquoi, à l’ITIE, nous encourageons actuellement la modélisation de tous les contrats, afin de disposer de bases de comparaison entre les différents contrats conclus dans le secteur. Cela signifie que nous pouvons aller de l’avant avec tous ces accords, mais nous devons rester suffisamment flexibles pour que, sur la base d’analyses scientifiques, la RDC obtienne ce qui lui revient” a insisté Jean Jacques Kayembe.
Comment la modélisation des contrats miniers peut aider la RDC à mieux négocier ses partenariats internationaux?
Jean Jacques Kayembe place la modélisation comme un outil d’aide à la décision.
Ici, il s’agit d’analyser les principales dispositions d’un contrat et à en mesurer les effets économiques et financiers. Appliquée aux partenariats miniers, elle permettrait notamment de comparer les recettes que l’État peut espérer percevoir, les investissements annoncés, les obligations des partenaires et les retombées attendues pour l’économie nationale.
Disposer d’une base de comparaison entre les contrats.
L’idée centrale est de ne pas examiner chaque partenariat de manière isolée. En établissant une grille commune d’analyse, la RDC pourrait comparer les conditions négociées avec différents partenaires internationaux et identifier les écarts entre les engagements contractuels, les avantages attendus et les résultats effectivement obtenus.
Évaluer les accords sur les minerais stratégiques. Dans un contexte d’intérêt international pour le cuivre et le cobalt congolais, les partenariats ne devraient pas être évalués uniquement à partir des montants d’investissement annoncés. Il faut également examiner la part des revenus revenant à l’État, les obligations fiscales, le développement des infrastructures, la transformation locale, la création d’emplois et les retombées pour les communautés.
Renforcer la transparence et le suivi des engagements. La publication des contrats permet aux institutions publiques, à la société civile et aux citoyens de connaître les droits et obligations des parties. Elle facilite aussi le contrôle du respect des engagements pris par les entreprises et leurs partenaires publics.
Dans son intervention, le coordonnateur de l’ITIE a souligné que la RDC est bon élève en matière de transparence dans le secteur minier et ce, depuis la mise en place de l’ITIE.
Enfin, il a insisté sur la transformation locale, avec toutes ses implications, notamment la formation, le transfert de compétences et les autres éléments qui accompagnent cette transformation.
Queen Mother










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